Kinshasa : projection du film « Allah n’est pas obligé » relatant l’histoire d’un enfant soldat

Kinshasa, 23 mai 2026 (ACP).- Le film « Allah n’est pas obligé », relatant la souffrance d’un enfant soldat et adapté du roman d’un  écrivain ivoirien , a été projeté samedi au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa en République démocratique du Congo ( RDC) ,  dans le cadre de la célébration des dix ans du Festival du film européen.
« _En fait, le film raconte l’histoire d’un jeune enfant qui s’appelle Birahima, qui vit au début des années 90 dans une petite ville de Guinée, Togobala. À la mort de sa maman, il va être envoyé chez sa tante au Liberia, qui est à l’époque en guerre. Avec une figure de son quartier, Yacouba, à la fois féticheur et businessman, ils vont très vite se faire enrôler dans une des factions participant au conflit_ », a expliqué Zaven Najjar, réalisateur du film “ Allah n’est pas obligé ”.
« _Birahima, avec un ton très fort, nous raconte son histoire d’enfant soldat et, à travers ce film , on comprend aussi les mécanismes qui entretiennent ce type de conflit encore aujourd’hui dans le monde. C’est ce qui m’a poussé à adapter ce roman_ », a-t-il ajouté.
Selon le réalisateur  Najjar, “ Allah n’est pas obligé ” est un film d’animation dramatique adapté du roman d’Ahmadou Kourouma. Il raconte l’histoire de Birahima, un jeune orphelin guinéen d’une dizaine d’années qui quitte son village pour retrouver sa tante au Liberia.
Il a expliqué que le film retrace le parcours de garçon, devenu enfant soldat pendant la guerre au Liberia après la mort de sa mère. À travers son regard, le film met en lumière les horreurs de la guerre ainsi que les mécanismes politiques et économiques qui alimentent les conflits.
D’après lui, le message principal du film est de montrer, à travers les yeux d’un enfant, la violence absurde des conflits et l’influence des intérêts extérieurs, des thèmes qui demeurent d’actualité.
« _Finalement, à travers cette histoire, on comprend, par les yeux d’un enfant, la folie d’un conflit et la manière dont il est attisé par des intérêts extérieurs. _ », a renchéri le réalisateur.
Il a également souligné avoir voulu adapter ce roman avec le producteur Sébastien Onomo, notamment en raison de leurs histoires personnelles marquées par les conséquences des guerres civiles.
« _C’est vraiment un projet porté avec le producteur du film, Sébastien Onomo. Nous travaillions déjà ensemble sur un autre film et, depuis ses études, il souhaitait adapter “Allah n’est pas obligé” en film d’animation, car cette œuvre a fortement influencé son parcours de producteur. Il savait aussi que ce projet me toucherait personnellement, puisque ma famille a malheureusement été marquée par des histoires de guerre civile, étant originaires d’Arménie, de Syrie et du Liban_ », a-t-il précisé.
D’autre part, Massimi Mevagoula Marie Grâce, élève au Complexe scolaire La Grâce, s’est dite satisfaite et impressionnée par le courage ainsi que le sens des responsabilités du jeune garçon malgré les difficultés de la vie.
« _J’ai beaucoup aimé le sens des responsabilités de cet enfant devenu orphelin à un très jeune âge, ainsi que son courage face aux obstacles que la vie lui impose_ », a-t-elle déclaré.
« Allah n’est pas obligé  » est un long-métrage  franco-canado-belgo-luxembourgeois de 1h43, réalisé par Zaven Najjar et sorti en 2025. Il est adapté du roman éponyme d’Ahmadou Kourouma.
ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet