Kinshasa, 16 mars 2026 (ACP).- Un rappel de bonnes pratiques liées à la protection des droits intellectuels, moraux et d’auteur a été au centre d’un atelier sur la gestion des textes à publier, organisé lundi, dans le nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Cet atelier avait pour objectif de réunir des professionnels de la publication, de l’édition, de la recherche et du journalisme afin de rappeler les bonnes pratiques liées à la protection des droits intellectuels, notamment les droits d’auteur et moraux. Il visait aussi à favoriser l’échange entre différents domaines de compétence », a déclaré Isabelle Gerard, cheffe du service des publications au Musée royale de l’Afrique centrale.
Selon elle, le problème fréquent dans la protection des œuvres en Afrique, « reste l’oubli de citer les sources ou les ayants droit lors de l’utilisation de photos, d’images ou de textes ».
« Il est pourtant essentiel de respecter ces droits afin que les créateurs puissent vivre de leur travail », a-t-elle soutenu, avant de faire savoir que la production d’un catalogue d’exposition, par exemple, « repose sur une collaboration entre les institutions culturelles (musées) et les éditeurs ».
« Les institutions fournissent les contenus et les informations sur les œuvres, tandis que l’éditeur s’occupe de la qualité éditoriale, du respect de la loi et de la diffusion », a-t-elle expliqué.
Cet atelier a aussi mis en avant les défis liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle.
« Les utilisateurs doivent garder le contrôle et utiliser ces outils de manière responsable, par exemple en fournissant des sources fiables avant de demander un résumé ou une analyse », a sensibilisé Mme Gerard.
Pour elle, le droit d’auteur est globalement universel, même si certaines différences existent selon les régions du monde.
« Les technologies numériques facilitent également la détection du plagiat ou des erreurs de citation, mais elles permettent aussi une diffusion plus rapide de l’information, notamment dans la presse en ligne ».
La durée de protection des œuvres et l’idée principale soulignée lors de cet atelier ont portés notamment sur le respect des droits d’auteur, la bonne citation des sources et l’utilisation responsable des nouvelles technologies telles que l’IA. ACP /C.L.

