Vue des danseurs lors de l’atelier sur la danse
Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP). – Un atelier de danse contemporaine portant sur la performance et le mouvement du corps a été animé dans la nuit de dimanche par deux danseuses françaises, en marge de la 15ᵉ édition du festival ‘‘Me Ya Be’’ au Cercle français de Gombe à Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC).
« Aminé par Sandrine Agout et moi, cet atelier de danse porte sur la performance du mouvement du corps en rapport avec la danse contemporaine dans le cadre de la 15ᵉ édition du festival ‘‘Me Ya Be’’ », a fait savoir Michel Marcussi, danseuse française. Selon elle, cet atelier de performance a proposé quelques pratiques habituelles, notamment la question du paysage, l’apport des exercices sur les chorégraphes ainsi les pratiques somatiques.
« Donc ce sont des pratiques qui sont liées au vécu telles que la mobilité du corps de manière volontaire, la dimension des sensations, la cherche du relâchement, la question du poids qui est essentielle dans la danse contemporaine, la question du regard, du lien avec l’espace aussi, et la forme », a-t-elle ajouté, faisant savoir que cette activité sur la danse est en rapport avec l’espace dans la nature où il y a beaucoup plus de sources d’inspiration liée notamment à des perspectives, des matières et des lumières.
Sandrine Agout, chorégraphe française a, pour sa part, expliqué combien le corps devient un récepteur d’une improvisation sur scène et comment les danseurs peuvent s’adapter aux différents mouvements donnés. « Notre corps est un récepteur et, du coup, chaque chose que l’on perçoit peut être un moteur d’improvisation. Et un corps récepteur danse pour répondre, pour dialoguer avec l’environnement », a-t-elle expliqué. Le but de cet atelier est basé sur le partage entre les danseurs professionnels pour voir comment les pratiques de danse peuvent faire écho à d’autres danseurs et à d’autres langages. Par ailleurs, Dan Monga, danseur congolais, s’est exprimé et s’est dit satisfait de sa participation à cet atelier de danse organisé par Jacques Banayanga pour cette 15ᵉ édition du festival de danse.
« Déjà, en tant que danseur, je suis satisfait de pouvoir participer à cet atelier ici. En tant que danseur, on a souvent l’habitude de crisper notre corps, de se dire “OK, on va danser un peu plus fort, on va faire des mouvements un peu plus brutaux” pour sentir qu’on est en train de danser. Mais là, avec Michel et Sandrine, on vient d’apprendre une nouvelle façon de faire en relâchant le corps, de se sentir à l’aise et calme, évidemment pour pouvoir bien exécuter le mouvement, interpréter et être un danseur assez fluide, avec un bon rapport entre corps et mouvements », a-t-il dit.
« Donc c’est une expérience que j’ai vraiment appréciée et, grâce au festival ‘‘Me Ya Be’’, on voit des chorégraphes venir d’ailleurs pour pouvoir nous apprendre de nouvelles choses. Moi, ça me fait plaisir », a conclu le danseur.
La 15ᵉ édition du festival ‘‘Me Ya Be’’ a débuté le 15 avril par un point de presse ainsi que des activités culturelles telles que de nouveaux spectacles de danse de différents groupes. Chaque compagnie de danse a lancé un message particulier à travers leur prestation. Le festival va se clôturer le 29 avril, jour de la célébration mondiale de la danse. Un spectacle particulier est prévu à l’Institut français de Kinshasa par le chorégraphe Jacques Banayanga.
ACP/C.L.

