Kinshasa, 13 décembre 2025 (ACP).- La rumba congolaise a été citée, vendredi, parmi les puissants outils de rayonnement international de la République démocratique du Congo, par la ministre de la Culture, arts et patrimoine, lors de la cérémonie d’ouverture officielle du Musée national et du Marathon de la rumba organisée à Kinshasa.
« Plus qu’un simple rythme, la rumba représente le langage d’un peuple, le reflet de notre histoire, de nos joies, de nos blessures et de nos espérances. Elle a constamment accompagné les moments majeurs de notre construction nationale, de luttes pour l’indépendance, influé sur les mutations sociales jusqu’aux grandes avancées contemporaines. Aujourd’hui, elle continue d’être l’un des plus puissants outils de rayonnement international de la République démocratique du Congo », a déclaré la ministre de la Culture, Yolande Elebe Ma Ndembo.
« C’est dans cette optique que notre culture, à travers notamment la rumba, démontre sa place indéniable dans la défense et la préservation de notre souveraineté nationale, en apportant sensiblement et à sa manière, sa contribution aux efforts diplomatiques de notre pays, menés avec détermination par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (…) », a-t-elle ajouté.
Tout comme le Chef de l’État congolais Félix Antoine Tshisekedi, la ministre Elebe définit également la rumba congolaise comme étant un joyau culturel reconnu pour sa valeur universelle.
« La postérité retiendra pour toujours qu’après une longue bataille diplomatique et artistique, menée par des compatriotes dévoués à la cause de la culture congolaise à qui je rends hommage avec les sentiments de sincère gratitude, la Rumba congolaise a enfin eu l’honneur d’être classée, depuis le 14 décembre 2021, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco », a-t-elle indiqué.
Le Marathon Rumba, projet fédérateur et instrument de cohésion nationale*
Abordant le sujet relatif au Marathon de la rumba, un événement culturel organisé conjointement par l’Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC), en partenariat avec le Ministère qu’elle conduit, pour marquer les quatre ans de l’inscription de ce genre musical au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco, la ministre sectorielle a expliqué les faits en ces termes : « Le Marathon de la rumba se veut un projet national, structurant et fédérateur des valeurs, des consciences, des cultures et des manières de vivre. Il se dresse en un instrument important de cohésion nationale ».
Les activités de cette messe culturelle se déroulent au Musée national de la rumba (MNR), au Musée national de la RDC (MNRDC) et au Musée d’art contemporain et multimédia (MACM), jusqu’au 14 décembre, avec un programme constitué des concerts, masters class, expositions, résidences de création, rencontres professionnelles avec des figures emblématiques de la musique congolaise moderne.
« C’est aussi un programme ambitieux, conçu pour promouvoir notre héritage musical, soutenir la création contemporaine, stimuler l’économie culturelle et renforcer l’attractivité de la RDC au niveau continental et mondial », a étayé la ministre Elebe.
« J’invite donc chacun et chacune à s’approprier ce festival et à en faire un levier majeur du soft power congolais, un outil de diplomatie culturelle et un véritable moteur de développement », a-t-elle conclu.
ACP/UKB

