Kinshasa, 19 mai 2026 (ACP).- L’art de partager son savoir avec ses collaborateurs a été mis en avant dans l’ouvrage intitulé « Les qualités d’un bon leader » du juriste congolais Grâce Tampaka, présenté lundi lors d’une cérémonie organisée dans le nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« J’ai observé la politique telle qu’elle se pratique depuis l’époque de Mobutu jusqu’au président Tshisekedi. J’ai également observé les choses du côté de l’entrepreneuriat, en gérant une entreprise. J’ai fait de même sur le plan social, et j’en ai tiré une conclusion claire et nette. Si je devais résumer en un mot ce qui m’a poussé à écrire Les qualités d’un bon leader, ce serait la vision, la mission, la participation (…) car un leader efficace transmet ces éléments à ses collaborateurs pour les aider à réussir », a déclaré l’auteur du livre. Selon lui, des personnalités africaines parmi lesquelles Patrice Lumumba, Nelson Mandela, Thomas Sankara, Mouammar Kadhafi et bien d’autres servent d’exemples. Grâce Tampaka a illustré comment chaque modèle de leadership a produit des effets contrastés sur les sociétés qu’il a gouvernées, utilisant ces figures comme autant de « miroirs historiques » où se reflètent les réussites et les dérives du commandement.
« En observant ces trajectoires, j’ai cherché à tirer des leçons applicables au monde contemporain, tant en politique qu’en entreprise », a-t-il confié, ajoutant que l’ouvrage propose ensuite un guide pratique destiné à accompagner le lecteur dans le développement de ses compétences de leader, tout en restant fidèle aux valeurs de respect, d’éthique et de responsabilité. L’auteur y a décortiqué successivement plusieurs styles de leadership, qu’il présente comme des outils à utiliser selon le contexte plutôt que comme des dogmes figés. Il a, par ailleurs décrit, par exemple, le leadership autoritaire comme « une conduite de ferme décision, souvent utile en temps de crise, mais périlleuse si elle nie toute participation » ; le leadership transformationnel comme « l’art de galvaniser les esprits pour dépasser le statu quo » ; et le leadership transactionnel comme « l’échange clair de performances et de récompenses ». Pour l’écrivain, innover n’est pas un luxe, mais une obligation pour toute organisation qui veut durer.
Reconnaissant que chaque individu, et chaque femme en particulier, peut se heurter à des contraintes culturelles ou structurelles, il a rappelé qu’il ne s’agit pas d’un signe d’incapacité, mais d’un défi à dépasser. « Il ne faut pas se sous-estimer », a-t-il martelé, invitant les lectrices à transformer les obstacles en moteurs de créativité plutôt qu’en freins permanents. A cet effet, l’ouvrage se ferme sur des recommandations opérationnelles.
« Construire une vision partagée, instaurer des processus de communication clairs, investir dans la formation continue et encourager la participation active des équipes ». « Être un bon leader, c’est transmettre, accompagner et permettre aux autres de réussir », a-t-il glissé. Paru aux Éditions Lumumba, ce livre de 130 pages, rédigé par l’auteur, offre un guide pratique fondé sur l’analyse de diverses qualités éthiques. ACP/kk

