Kinshasa, 12 août 2025 (ACP).- Le cinéma a été qualifié dans la nuit de lundi à mardi comme un art qui sert à unir les peuples, par le directeur général du centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale (CCAPAC), lors de la cérémonie inaugurale de la semaine du film chinois, organisée à Kasa-Vubu, au centre de Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo.
«C’est avec une profonde reconnaissance que nous vous accueillons ici au Grand Tambour, au Centre Culturel et Artistique pour les pays de l’Afrique centrale, pour l’ouverture officielle de la Semaine de films chinois, co-organisée avec l’ambassade de Chine en RDC. Le cinéma, art du regard et de la mémoire, du rythme et du récit, a le pouvoir d’effacer les distances, d’unir les peuples et de révéler ce que nos cultures portent de meilleur», a déclaré Balufu Bakupa directeur général du centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale.
Cette semaine est axée sur le thème: «Renforcer l’amitié par le cinéma et avançons vers un avenir partagé», a-t-il fait savoir.
«Le cinéma est une école de l’empathie et une fabrique de l’avenir. On ne le dit pas assez, mais c’est aussi une réserve du dialogue social. Nous présentons, tout le long de cette semaine, une sélection de films chinois, reflet de la sensibilité, de la richesse et de la modernité d’une cinématographie aujourd’hui incontournable, car la Chine occupe une place centrale dans le cinéma mondial. Un marché intérieur immense, une puissance de production affirmée, une influence stratégique croissante sur les contenus et les financements», a dit Balufu Bakupa.
D’après le directeur général du CCAPAC, la Chine est comptée parmi le plus grandes fabriques du cinéma et c’est la première institution à avoir inscrit l’intelligence artificielle dans ce domaine.
«Il y a 30 ans, j’étais encore à l’école de cinéma à New York, il y a 30 ans, la Chine n’existait pas sur le marché du cinéma. Il y a 30 ans, les 10 meilleures écoles de cinéma étaient en Amérique et une en Allemagne. Aujourd’hui, la Beijing Film Academy est contestablement, pas le numéro 1, mais hors sujet quand on parle cinéma. C’est la plus grande fabrique du cinéma et c’est la première institution à avoir inscrit l’intelligence artificielle dans le cinéma», a-t-il précisé.
Un programme mensuel prévu en 2026 pour la découverte de la culture chinoise

Par ailleurs, un programme mensuel annoncé en 2026 pour faire découvrir la culture chinoise en République démocratique du Congo, une collaboration de l’Institut Confucius et le centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale.
«C’est dans cet esprit que nous annonçons des perspectives fortes. D’abord, dès janvier l’année prochaine, un programme mensuel de découverte de la culture chinoise en partenariat avec l’Institut Confucius, dans lequel, dans ce programme, il y aura des projections, des ateliers, conférences et expositions», a fait savoir Balufu Bakupa directeur général du CCAPAC
Pour lui, ce programme a pour objectif de déconstruire et de construire la grammaire de l’image du congolais.
Le Centre culturel a programmé au premier semestre 2026 la première édition «Des Journées nationales du cinéma congolais de Kinshasa», vitrine du talent de nos cinéastes et de notre souveraineté culturelle. Des projections, ateliers, conférences et expositions.
ACP/ODM

