Le film ‘‘Rumba Royale’’ avec Fally Ipupa projeté en avant-première à Bruxelles

Bruxelles, 11 décembre 2025 (ACP).- Le film africain ‘‘Rumba Royale’’, qui met le chanteur Faustin Nsimba, connu sous le nom de scène  Fally Ipupa, de la République démocratique du Congo à l’affiche, a été projeté mercredi en avant-première à l’Auditorium 2000 de Bruxelles en Belgique, en présence de la star de la rumba congolaise.

« J’ai transmis des morceaux historiques avec lesquels j’ai grandi aux jeunes musiciens du film afin qu’ils s’en inspirent. Ils ont ensuite créé des titres spécialement pour l’orchestre », a expliqué dans le synopsis Yohane Dean Lengol, co-réalisateur du film.

« Je voulais que cette musique soit célébrée dignement à l’écran », a-t-il ajouté.

Selon le réalisateur, ce long métrage bénéficie également de la participation de l’humoriste Cécile Djunga, directrice du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa et du cinéaste congolais Patrick Ramses Tshikangu. Cette œuvre cinématographique plonge les spectateurs dans une ville de Léopoldville des années 1950 à 1960, en ébullition entre nuits électriques rythmées par la rumba et les mouvements de résistance face à la colonisation.

Le film ‘‘Rumba Royale’’ raconte l’histoire d’un certain photographe dénommé Daniel, dont Fally Ipupa a incarné le rôle. Très prisé dans un night-club de la Capitale congolaise, ce photographe immortalise les nuits les plus mouvementées. Mais lorsque sa petite amie est retrouvée morte, il devient le principal suspect et doit affronter un système colonial oppressant pour prouver son innocence.

Cette œuvre cinématographique rend également compte de l’importance qu’a la rumba dans ce contexte tendu, entre alliances politiques fragiles et trahisons où la musique devient un refuge pour beaucoup de Kinois et de Kinoises en quête de liberté face à l’oppression coloniale.

C’est ainsi que ‘‘Rumba Royale’’ évoque la résistance incarnée par l’ABAKO, mouvement culturel qui devient un parti politique propulsant à la même occasion Joseph Kasa-Vubu au rang de premier président du Congo indépendant, mais aussi des phénomènes sociétaux dont la question des évolués, cette élite formée à l’européenne, et le destin souvent tragique des enfants métis, parfois arrachés à leurs mères et abandonnés dans des institutions religieuses ou des orphelinats.

Ce film met en lumière le message des cinéastes qui veulent faire écho des combats menés par les résistants de l’époque.

 Il rend hommage aussi bien à la photographie en plein essor qu’à la rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2021, dans une période charnière de l’histoire de la République démocratique du Congo.

Cependant, ce n’est pas Fally Ipupa qui signe la performance musicale dans le film, mais le comédien Henoc Kyomba, également pétri de talent. L’avant-première de Bruxelles a répondu aux attentes, avec une projection sold out à quelques jours de l’événement, preuve de l’engouement que suscitent les premiers pas du « roi de la rumba » Fally Ipupa au grand écran. ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet