Les violences faites aux femmes dénoncées lors d’un concert de slam à Kinshasa

Kinshasa, 07 mars 2026 (ACP).- Les violences faites aux femmes ont été dénoncées dans un texte de slam intitulé « Justice pour elle », présenté par la slameuse Apphie Muamba, au cours d’un concert organisé vendredi au Centre Wallonie-Bruxelles, à Gombe, dans le nord de Kinshasa, en République démocratique du Congo.

« Le texte de slam que je présente aujourd’hui est intitulé “Justice pour elles”, qui met en avant la voix des femmes et la dénonciation des violences et injustices qu’elles subissent », a déclaré Apphie Muamba, slameuse congolaise.

« L’idée principale est d’encourager les femmes à lever la voix contre les injustices et à poursuivre la lutte pour leurs droits et leur liberté », a-t-elle ajouté, soulignant que le but de cette prestation est de permettre aux femmes de parler, de dénoncer les situations difficiles et de soutenir les autres femmes. 

« Il suffit parfois de dire « non » et de chercher de l’aide auprès des autorités ou des personnes capables de les soutenir », a-t-elle précisé.

À l’occasion du mois de mars dédié aux femmes, elle a invité toutes les femmes à rester courageuses, à continuer la lutte pour leurs droits et à ne jamais abandonner le combat pour leur liberté.

Par ailleurs, la slameuse Do Nsoseme a dénoncé, à travers son répertoire, les violences conjugales et d’autres formes d’abus, telles que le viol et le mariage précoce. 

« Ce texte dénonce les violences conjugales faites aux femmes, notamment le viol, le mariage précoce et la culture du silence qui protège les agresseurs. Il rappelle que le consentement est essentiel et que le refus d’une femme doit être respecté », a-t-elle souligné.

Les auteures critiquent une société sexiste et machiste qui normalise l’humiliation des femmes, limite leurs droits et les enferme dans des rôles traditionnels, tout en étouffant leurs ambitions et leurs voix. 

Le texte met en lumière l’injustice d’une société qui garde souvent le silence face à ces crimes, rendant tout le monde complice et permettant à la violence de continuer.

Les slameuses appellent la société entière, hommes et femmes, à agir pour mettre fin à ces violences, insistant sur la nécessité de changer les mentalités, de dénoncer les injustices et de construire un monde où femmes et hommes ont les mêmes droits et chances. 

« Cette lutte n’est pas seulement celle des femmes, mais une priorité pour toute l’humanité », ont-elles conclu.

Le concert de slam, dénommé « La voix des femmes en slam », a mis en valeur des artistes féminines devant le public afin de dénoncer les cas de violences subies par les femmes, particulièrement en ce mois de mars dédié à la femme.  ACP / UKB

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