L’expressivité émotionnelle des mélomanes brazzavillois à travers la musique de Koffi Olomide vantée

Kinshasa, 15 août 2025 (ACP).- L’expressivité émotionnelle ressentie par les mélomanes brazzavillois à travers la musique du chanteur  Koffi Olomide de la République démocratique du Congo a été mise en évidence vendredi lors d’un colloque en visioconférence, à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire d’indépendance de la République du Congo.

«Chez Koffi Olomide, ce fils légitime de la République Démocratique du Congo, pays-symbole, ce scandale géologique aux entrailles débordantes de richesses, la quantité se mêle à une qualité qui dépasse les standards et redéfinit les classiques. Il est le trait d’union des émotions, le relais vivant des générations post  -indépendance. De lui, chacun de nous garde une chanson, un vers, un souvenir, une séquence de vie», a déclaré Eddy Ngombe Mwene, président de l’Union des producteurs de musique du Congo, en rapport avec sa thématique: “Koffi Olomide: une vie en musique, une légende en or”.

Eddy Ngombe Mwene, cet acteur culturel Brazzavillois, a relevé que Koffi Olomide a excellé dans la transmission d’émotions à travers sa musique, car, s’est-il défendu, ses œuvres résonnent avec authenticité, déclenchant chez les mélomanes pléthore d’émotions fortes. Et selon lui, le chanteur s’est particulièrement distingué dans le secteur, par la diversité de son répertoire, couvrant des genres musicaux variés.

«Qui, aujourd’hui, dans l’univers de la création artistique, peut encore tenir en haleine des générations entières, sur une journée, sur une vie, avec un répertoire aussi vaste qu’exigeant ?  Ses albums, ses prestations, ses mises en scène, tout est pensé. Koffi a déjà touché le ciel. Le ciel artistique», a-t-il avancé.

Et d’ajouter: «Il a écouté, étudié, collaboré. Les premières années de sa carrière passent par toutes les grandes figures de la rumba : il a croisé tous les faiseurs de hits. Il est un athlète de l’art, méticuleux, méthodique, qui conçoit chaque œuvre comme un entraînement au sommet. Pour le comprendre, il faut l’écouter. L’écouter comme on écoute Julio Iglesias ou Mike Brant, ces artistes d’émotion pure. Il faut aller le chercher loin, car Koffi est le fruit d’influences multiples, de courants artistiques croisés, d’une formation riche et d’une démarche quasi-scientifique».

Et ce, selon lui, en reconnaissance de l’ensemble de sa carrière artistique.

«À l’approche de ses 70 ans, l’homme aux mille idées est une bibliothèque vivante, un carrefour de mémoires. Plus de cinquante ans de musique, de rencontres, de joies et de blessures ont façonné l’homme derrière la légende», a souligné Eddy Ngombe, concluant: «Les êtres exceptionnels ont souvent le chic de se combattre eux-mêmes par leurs excès. Chez Koffi, c’est sa communication émotionnelle, aussi instinctive qu’émotive, qui lutte parfois contre ce don inouï, ce glissement céleste que Dieu n’accorde qu’à une poignée d’hommes, sur une aussi longue durée et avec une telle constance dans la réussite.

Mais Koffi Olomide, c’est aussi Antoine Agbepa, renchérit-il dans son exposé: «Deux faces d’une même pièce. Une pièce en or que chacun doit garder précieusement».

Ce colloque culturel était axé autour de la thématique: “Faut-il repenser notre musique?”

ACP/ODM

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