Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).- La musique, au-delà du divertissement, a été qualifiée vendredi à Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC) par un ingénieur de son d’un moyen d’influence psychologique, culturelle et spirituelle, capable de façonner les consciences et de contribuer à l’orientation d’un peuple.
« La musique comme moyen d’influence psychologique, culturelle et spirituelle, est l’un des langages les plus puissants que l’humanité ait jamais connus. Elle traverse les frontières, transcende les cultures, façonne l’âme des nations et fait descendre la puissance et la gloire de Dieu au milieu de son peuple », a affirmé le Maestro Korino Sandjomb,
Selon cet ingénieur dans l’industrie de la musique Gospel, la musique ne devrait pas être perçue comme un simple divertissement passif, mais comme un vecteur d’influence susceptible d’agir sur la conscience, les émotions, les comportements et les convictions.
Une influence à la fois psychologique et spirituelle
M. Sandjomb a soutenu que chaque note, chaque rythme et chaque parole peut porter une orientation particulière, dans un monde qu’il analyse à travers la distinction entre les voies du bien et du mal.
Évoquant la notion de « puissance invisible » et de « codes cachés », il a expliqué que certaines œuvres peuvent, véhiculer des messages subliminaux, des intentions spirituelles ou des orientations idéologiques.
Cette lecture, relevant de son analyse spirituelle et thérapeutique, l’amène à appeler les auditeurs à davantage de discernement dans leurs choix musicaux.
Pour lui, une musique imprégnée d’influences négatives peut favoriser l’agitation, la rébellion ou l’asservissement spirituel, tandis qu’une musique inspirée par la foi chrétienne doit contribuer à la paix intérieure, à la vérité et à la restauration de l’être humain.
Le Gospel, un instrument de sanctification
Dans cette perspective, la musique Gospel chrétienne est appelée à glorifier Dieu, purifier l’âme et participer à la transformation du caractère. Maestro Korino Sandjomb s’est appuyé sur plusieurs récits bibliques pour illustrer la place de la louange dans la foi chrétienne.
Il a notamment cité 1 Samuel 16:23, où la harpe jouée par David apaise Saül, 2 Chroniques 20:21-22, qui relate la victoire obtenue dans le contexte de la louange sous le règne de Josaphat, ainsi que Actes 16:25-26, évoquant les prières et les chants de Paul et Silas avant leur libération.
Ces passages, a-t-il relevé, témoignent de la place accordée à la musique et à la louange dans l’expérience spirituelle chrétienne.
Pour une restauration du sacerdoce musical
L’intervenant a également déploré certaines dérives qu’il associe à la quête de gloire et de reconnaissance dans l’industrie musicale. Korino Sandjomb a estimé que le recours à des pratiques occultes, évoqué dans les témoignages de certains artistes, révèle les dangers d’une célébrité poursuivie au détriment des valeurs spirituelles.
Dans ce contexte, il a recommandé aux leaders religieux de revenir à la mission première de l’Église, fondée sur l’adoration, la louange et la fidélité à Dieu, en évitant, selon son expression, « le feu extérieur dans l’église ».
Il a conclu en appelant à la restauration de l’adoration au sein des communautés chrétiennes. « Le champ est vaste, Dieu cherche encore des ouvriers qui suivront la direction du Saint-Esprit », a-t-il souligné.
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