Kinshasa, 24 septembre 2026 (ACP). – Le plaidoyer porté mercredi à New York par la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, à la 81e Assemblée générale de l’ONU pour la protection et la valorisation du bassin du Congo, a trouvé un écho favorable jeudi auprès d’un opérateur culturel contacté par l’ACP.
« J’apprécie que le bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète, ne soit pas simplement présenté comme une étendue de forêt : c’est le socle de notre identité culturelle. C’est là où est née notre rumba, là où nos langues, nos rites et notre mémoire collective puisent leur force. Défendre le bassin du Congo, c’est défendre notre souveraineté culturelle », a déclaré Barly Baruti.
« Il fallait le redire haut et fort depuis la tribune de l’ONU ; on ne peut pas discuter de l’avenir climatique du monde sans parler de l’avenir des communautés qui vivent, travaillent et créent au cœur du bassin du Congo », a-t-il poursuivi.
Cette démarche, selon lui, dépasse la simple question environnementale. Elle engage la responsabilité de la communauté internationale face à un patrimoine qui contribue à l’équilibre de la planète, tout en étant porté au quotidien par les populations locales.
« Ce n’est pas un appel à la charité, c’est un appel à la responsabilité partagée. Le monde doit comprendre que protéger le bassin du Congo a un coût, et ce coût doit être assumé ensemble », a souligné l’opérateur culturel.
Pour M. Barly, ce plaidoyer devrait renforcer les autres demandes urgentes portées à la tribune de l’ONU concernant la crise sécuritaire dans l’Est du pays, la protection des civils et la réforme de la gouvernance mondiale.
ACP/ ST (SP)

