Kinshasa, 21 juin 2026 (ACP).- Une exposition de restitution, mettant en avant deux approches complémentaires « Territoires tissés et performeur de mémoire de deux artistes l’un du Bénin et l’autre de de la République démocratique du Congo, a été ouvert dans la nuit de samedi à dimanche, à l’Académie de beaux-arts de Kinshasa en République démocratique du Congo, dans le cadre de l’initiative S+T+ARTS Afropean Intelligence.
«Déployé dans plusieurs pays africains, ce projet a choisi d’explorer les rapports qui tissent aujourd’hui entre les technologies émergentes, les savoirs locaux, les patrimoines culturels et les pratiques artistiques. C’est dans cette perspective que s’inscrit la résidence dont les résultats sont présentés aujourd’hui à Kinshasa. Les œuvres que nous découvrons sont le fruit de deux démarches artistiques distinctes mais tout de même complémentaires», a déclaré Joseph Ibongo secrétaire général académique de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa.
«Dans un contexte où les outils numériques et l’intelligence artificielle occupent une place grandissante dans la production et la circulation des connaissances. Cette démarche a eu le mérite de poser une question essentielle : celle de la place de l’humain, de la mémoire et des héritages culturels dans la construction de sociétés modernes », a-t-il ajouté.
Il a fait savoir que, cette exposition est le résultat d’une résidence artistique mettant en avant deux approches complémentaires. De Mélissa Kayowa de l’Académie des beaux-arts qui dans son travail explore la mémoire, les émotions et les savoir-faire hérités des traditions kuba à travers le tissage, la broderie, l’installation et l’image. Quant à Mahoutondji Kinmagbo, artiste béninois, il utilise les nouveaux médias et les dispositifs immersifs pour interroger le patrimoine africain, sa circulation et sa représentation.
Bien que différentes, leurs démarches convergent autour d’un thème central : « la transmission des savoirs, des histoires, des objets et des expériences humaines ».
«L’exposition que nous inaugurons aujourd’hui marque l’aboutissement de plusieurs mois de travail menés dans le cadre du projet STARTS Afropéen Intelligence, une initiative qui a réuni artistes et chercheurs, institutions culturelles et spécialistes de différents horizons autour d’une réflexion commune sur les transformations numériques qui traversent nos sociétés contemporaines», a-t-il renchéri.
D’après Joseph Ibongo, secrétaire général académique de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, ce projet, déployé dans plusieurs pays africains, a réuni les artistes, chercheurs et institutions culturelles pour réfléchir aux liens entre les technologies numériques, l’intelligence artificielle, les savoirs locaux et les patrimoines culturels.
Dans son allocution, Isabelle Van Loo, responsable des événements et des partenariats au Musée royal des Sciences naturelles de Belgique,évoque ce projet de dix-huit (18) mois, avait pour objectif de croiser art, science, technologies numériques et intelligence artificielle.
«Pour nous, c’est vraiment l’aboutissement d’un trajet intense qui a duré 18 mois, très chargé. Et nous sommes énormément reconnaissants à l’Académie des Beaux-Arts et à Kritikha ArtProjects d’avoir partagé ce projet avec nous, d’avoir fait ce trajet avec nous», a-t-elle souligné
Dans ce cadre, deux artistes ont été accompagnés, dont une, Melissa Kayowa de Kinshasa, a travaillé directement au musée sur les collections liées à l’art royal Kuba. Cette collaboration a été particulièrement enrichissante, apportant de nouvelles perspectives aux équipes du musée et transformant leurs pratiques de travail avec les artistes africains.
Cette exposition a été portée dans le cadre du projet S+T+ARTS Afropean Intelligence qui explorer les liens entre art, science et technologie, ainsi que l’impact de l’IA dans les contextes africains, l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et Krithika Artprojects, en collaboration avec Africa Museum.
Durant dix-neuf (19) jours soit du 20 juin au 7 juillet cette exposition, mettra en lumière les résultats des recherches, expérimentations et créations développées autour des enjeux du patrimoine africain, de sa restitution, de sa valorisation et de sa préservation à l’ère des technologies numériques et de l’intelligence artificielle.
ACP/NM

