Kinshasa, 3 août 2026 (ACP).- Un plaidoyer pour faire de la culture un levier du développement national a été lancé au gouvernement, dans la nuit de dimanche à lundi lors d’un spectacle théâtral intitulé « Toseka pas comme les autres », organisé au Musée national de Kinshasa en République démocratique du Congo.
« La culture et l’art doivent être le levier majeur pour le développement d’un pays. Le théâtre doit devenir un patrimoine que nous devons soutenir et développer », a déclaré Guelord Ingange, président de la structure organisatrice.

Selon lui, les activités culturelles constituent un cadre de mobilisation des jeunes autour des valeurs citoyennes, tout en contribuant à la création d’emplois et au renforcement de la cohésion nationale. Il a souligné que l’art demeure un outil essentiel pour accompagner le développement du pays.
«Notre grand souci est de faire de la culture et l’art l’objet de la cohésion nationale, que ça soit l’objet de création d’emplois. Parce qu’aujourd’hui, au travers de cet événement, on a eu à engager d’autres jeunes que nous devons quand même motiver avec quelque chose parce qu’ils ont pu quand même faire leur part dans cette journée», a-t-il ajouté.
par ailleurs, les acteurs culturels ont appelé les autorités à soutenir les initiatives artistiques, estimant qu’elles favorisent la cohésion sociale, l’emploi des jeunes et l’éveil citoyen.
Des spectacles porteurs de messages
Le responsable a indiqué que les spectacles « Rocambol à l’école », « Le procès de Rocambol » et « La palabre politique » avaient pour objectif de dresser un regard critique sur la société congolaise, notamment en interpellant les élus qui abandonnent leurs électeurs après les échéances électorales.
« Nous sommes des interpellateurs. Nous sommes là pour interpeller le grand public dont nous faisons partie », a-t-il affirmé, précisant que les artistes ont pour mission de sensibiliser la population aux réalités sociales à travers leurs œuvres.
Par ailleurs, Guelord Ingange a regretté l’absence d’un accompagnement institutionnel, indiquant avoir financé lui-même son spectacle avec l’appui de partenaires privés, malgré plusieurs démarches entreprises auprès du Fonds de promotion culturelle.
De son côté, le comédien Junoir Bankale a expliqué que sa prestation visait à divertir tout en éduquant le public. Évoquant la scène « Rocambol à l’école », mettait en lumière un élève éprouvant des difficultés à s’exprimer en français, afin de démontrer que les limites linguistiques ne remettent pas en cause la pertinence des idées ni les capacités intellectuelles d’une personne.
Cette activité culturelle s’inscrit dans une initiative de promotion du théâtre comme outil d’éducation citoyenne et de sensibilisation sociale. À travers différentes représentations, les organisateurs entendent encourager les pouvoirs publics à accorder une plus grande place à la culture dans les politiques de développement de la République démocratique du Congo.
ACP/ D.O.

