RDC : hommage à Carlyto, la voix derrière le retour de Simaro Lutumba

Kinshasa, 4 septembre 2026 (ACP).- Un hommage a été rendu à Charles Ndombasi Lassa, dit Carlyto, ancienne voix emblématique de la Rumba de la République démocratique du Congo (RDC), dont le talent vocal avait contribué à révéler feu Simaro Lutumba, notamment à travers la chanson « Maya », selon une publication d’un écrivain consultée jeudi par l’ACP.

« En 1984, une seule voix a suffi à ramener Simaro Lutumba dans la lumière », a écrit Alain Mabanckou, évoquant le parcours musical de Carlyto et sa contribution à la chanson « Maya », interprétée avec Simaro Lutumba.

Selon l’écrivain, Carlyto, originaire de Matadi, dans la province du Kongo Central, avait commencé sa vie professionnelle comme tailleur avant de s’imposer dans l’univers musical congolais. Son timbre de voix, décrit comme limpide et mélancolique, lui avait valu une grande notoriété auprès du public.

Alain Mabanckou a également rappelé qu’à la fin de l’année 1985, après le départ de Bozi Boziana de l’orchestre Choc Stars, Carlyto avait rejoint cette formation, aux côtés notamment de Debaba et Defao.

« On l’appelait la plus belle voix du pays. La foule le traitait en demi-dieu », a-t-il témoigné, soulignant l’impact de l’artiste sur la scène musicale congolaise.

De la Rumba au ministère religieux

L’écrivain a, par ailleurs, évoqué la trajectoire spirituelle de Carlyto, qui avait progressivement délaissé la scène musicale pour se consacrer à la foi chrétienne et à l’évangélisation.

« Puis Carlyto a fait l’inverse des demi-dieux. Il a posé le micro, accepté les métiers les plus modestes, ceux qui ne font aucun bruit, et tourné toute cette beauté vers Dieu », a écrit Alain Mabanckou.

Cette reconversion avait conduit l’ancien chanteur à devenir pasteur et prédicateur. Il est décédé à Cincinnati, aux États-Unis, où il était engagé dans une campagne d’évangélisation, selon la même publication.

À travers cet hommage, l’écrivain a salué la mémoire d’un artiste dont la voix avait marqué la rumba congolaise avant son engagement religieux, estimant que sa disparition constitue une perte pour la musique congolaise.

 ACP/ S A/BA

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