RDC: la reconnaissance de la traite négrière comme crime majeur saluée à Kinshasa

Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP).- L’Institut des musées nationaux du Congo (IMNC) en République démocratique du Congo, a salué la reconnaissance par l’Organisation des Nations unies (ONU) de la traite des esclaves africains comme le plus grand crime contre l’humanité, selon un communiqué parvenu mardi à l’ACP.

«C’est avec un profond sentiment de justice, d’honneur et de respect que l’Institut des musées nationaux du Congo (IMNC) a accueilli, le 25 mars, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, la reconnaissance par l’Organisation des Nations unies (ONU) de la traite des esclaves africains comme le plus grand crime contre l’humanité», a déclaré le directeur général de l’IMNC, M. Simon Siala Siala.

Selon lui, cette reconnaissance constitue « l’aboutissement d’un combat de plusieurs siècles » et « une avancée majeure pour les peuples africains en général, et pour le peuple congolais en particulier ».

Le directeur général a rappelé que la RDC occupe une place centrale dans cette histoire tragique, en raison de sa position géographique et de son étendue territoriale, qui l’ont placée au cœur de deux grandes formes de traite des esclaves.

«La traite transatlantique à l’Ouest, organisée principalement par des réseaux européens, notamment portugais, avec des points de départ comme Nsiafumu vers les Amériques, et la traite orientale à l’Est, animée par des réseaux arabo-swahili vers l’océan Indien, le Moyen-Orient et l’Asie», a-t-il précisé.

Il a ajouté que cette double exposition historique explique « l’ampleur des pertes humaines, sociales et culturelles subies par le territoire congolais, avec plus de dix millions de victimes », faisant de la RDC « l’un des épicentres majeurs de la traite négrière africaine ».

Par ailleurs, M. Simon Siala Siala a souligné le rôle de l’IMNC en tant que gardien de la mémoire collective nationale, engagé dans la perpétuation du devoir de mémoire à travers la commémoration de cette journée internationale.

«Il est essentiel que ce crime ne soit jamais oublié, car il constitue une part intégrante de l’histoire de notre nation», a-t-il insisté.

Saluant l’initiative de l’ONU, il a également encouragé les institutions de la République à unir leurs efforts avec l’IMNC afin de mener des actions concrètes en matière de mémoire, de reconnaissance historique et de justice en faveur du peuple congolais.

«Que cette reconnaissance marque un moment de recueillement, mais aussi de détermination en faveur de celles et ceux qui ont été exploités, déshumanisés et déshonorés», a-t-il conclu.

La Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est célébrée chaque 25 mars à travers le monde. Elle vise à honorer la mémoire des millions de victimes de la traite négrière et à sensibiliser les générations actuelles et futures aux conséquences de ce crime historique. ACP/ODM

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