RDC : la valorisation de l’histoire du continent africain préoccupe un défenseur culturel

Kinshasa, 14 juin 2026( ACP).- L’importance de la valorisation de l’histoire de l’Afrique, face à la nécessité de bâtir un continent fort et capable, a été explicitée dimanche par un défenseur culturel et chef spirituel d’un mouvement basé dans la ville de Bukavu, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’un entretien avec l’ACP.

« Je suis convaincu que c’est en enseignant aux élèves des classes terminales des différentes écoles secondaires l’histoire du continent africain, les épreuves communes endurées dans le passé, les défis communs à relever à l’avenir, ainsi que la nécessité de développer une conscience collective africaine pour bâtir une Afrique forte et capable de s’exprimer d’une seule voix », a affirmé le prince Iganda Kamole, chef spirituel des Bashinjahavu-Bashaho.


« À l’image des missionnaires chrétiens, protestants et catholiques, qui enseignaient les Écritures bibliques à nos ancêtres et ont fini par christianiser nos populations, j’estime que ces enseignements dispensés dans les écoles donneront naissance à une génération dotée d’une conscience africaine », a-t-il ajouté.

Selon M. Iganda lui, également président du Mouvement pour la Renaissance culturelle de l’Afrique, « en valorisant l’histoire du continent, cette génération concrétisera le rêve des pères des indépendances africaines tels que Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba et bien d’autres : celui d’une Afrique dotée d’une monnaie commune et d’une force de défense commune ».

« Cette vision de l’unité que je porte doit prendre racine au sein des structures de base de notre société, à savoir la famille et, au sens large, le clan et la tribu. C’est ainsi que, depuis 2021, j’ai instauré au sein de mon clan, les Bashinjahavu-Bashaho, une conscience d’appartenance à une même communauté, au-delà des micro-régionalismes et du tribalisme, mais par l’addition des familles, clans et tribus imprégnés des idéaux du panafricanisme », a-t-il souligné.

Le chef spirituel des Bashinjahavu-Bashaho a par ailleurs fait savoir que, étant convaincu en tant que croyant et porteur d’une mission divine, il se montre optimiste quant à l’avenir de ces enseignements auprès des élèves, futurs membres des élites et dirigeants de demain, qui mettront en œuvre les idées d’unité et de solidarité africaines afin que le continent connaisse une paix durable et un essor commun.

« À chaque Mushinjahavu-Mushaho, à chaque élève et à chaque Africain, il est recommandé de promouvoir et de prêcher les idéaux du panafricanisme partout où il se trouve. La prochaine intervention aura lieu prochainement auprès des élèves des classes terminales d’un autre établissement secondaire », a-t-il conclu. 

ACP/ L./Isr

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