Kinshasa, 28 septembre 2026 (ACP). – La veuve de feu Daniel Ntesa Nzitani, dit Dalienst, a témoigné dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), de la personnalité de son défunt époux comme père de famille et mari responsable, à l’occasion de la commémoration du 30ème anniversaire de sa disparition.
« Dalienst était un papa, tout pour moi, un mari à la maison. Il était musicien dans ce monde-là, mais à la maison, il était un papa, un père de famille, un père responsable », a déclaré Theresa Mavata lors de ladite cérémonie.
Elle a indiqué avoir eu cinq enfants avec le musicien, dont une fille décédée, soulignant que son époux assumait pleinement ses responsabilités familiales et s’occupait de ses enfants malgré ses activités musicales.
La veuve a également relaté les circonstances de sa rencontre avec Dalienst en 1974, alors qu’elle était encore élève à l’Institut Patrice-Emery-Lumumba, expliquant qu’elle ignorait à l’époque que l’homme qui l’avait abordée sur le chemin de l’école était déjà une vedette de la musique.
Revenant sur les dernières années de son époux, Mme. Mavata a évoqué les sept mois durant lesquels elle l’a accompagné pendant son hospitalisation avant son décès, une période qu’elle a décrite comme particulièrement éprouvante.
« Je l’ai vu mourir et après l’enterrer, ce n’est pas une chose à souhaiter pour une personne », a-t-elle confié.
La fille cadette évoque la transmission musicale
Pour sa part, Christelle Ntesa, fille cadette du défunt, a témoigné de l’influence de son père dans son orientation vers la musique.
Elle a expliqué que Dalienst l’emmenait régulièrement aux répétitions, particulièrement les samedis, et qu’il l’accompagnait également à l’école, lui permettant de découvrir très tôt l’univers musical.
« Il m’amenait très souvent aux répétitions, c’est lui qui m’amenait à l’école. Il m’a un peu, on va dire, initié à la musique. Aujourd’hui, je suis devenue une chanteuse », a-t-elle déclaré.
Christelle Ntesa a exprimé sa reconnaissance envers les personnes présentes à la cérémonie d’hommage ainsi qu’à celles qui soutiennent la musique et la rumba congolaise.
La cérémonie s’est tenue dans l’immeuble ‘‘Un, deux, trois’’, situé dans la commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa, trente ans après la disparition de Dalienst, décédé le 23 septembre 1996.
ACP/SOUM

