Kinshasa, 29 avril 2026 (ACP).- Le ballet a été décrit mercredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à l’occasion de la Journée internationale de la danse, comme une base essentielle dans la formation artistique et personnelle des jeunes danseurs.
«Le ballet traditionnel a une grande place, c’est la fondation de tout. Que l’on soit danseur moderne, urbain, contemporain ou hip-hop, tout doit partir de la racine. Le ballet classique comme le ballet traditionnel ont une place très pondérant dans la formation et dans le métier de danseur», a déclaré M. Mukala Kamba, soulignant l’importance des bases issues des danses traditionnelles et du ballet classique dans la maîtrise technique des danseurs.
Selon lui, le ballet classique, dans sa dimension occidentale, apporte des techniques et des procédés essentiels à la rigueur artistique, tandis que le ballet traditionnel reflète l’identité culturelle et constitue un socle fondamental.
Évoquant les défis du secteur, il a relevé le manque de reconnaissance du métier de danseur au sein de certaines familles, ainsi que l’insuffisance d’infrastructures spécialisées tout en saluant les avancées enregistrées, notamment avec le développement de structures de formation comme l’Institut national des arts (INA), offrant aux jeunes un cadre d’apprentissage adapté.
M. Mukala a indiqué, par ailleurs, que le ballet joue un rôle d’accompagnement artistique en mettant à la disposition des jeunes danseurs des espaces de répétition et une expertise professionnelle.
«Le ballet dispose de ses installations et de son expertise pour accompagner les jeunes dans leurs processus de création», a-t-il expliqué.
Concernant la célébration de la Journée internationale de la danse, M. Mukala Kamba a insisté sur son importance pour la valorisation de cet art.
«Elle met en lumière le métier de danse et rappelle que la danse ne doit pas être perçue comme un simple divertissement, mais comme un travail», a-t-il affirmé.
S’adressant au jeune aspirant à une carrière dans le ballet, il les a exhortés à la persévérance et à la discipline. « Croire en soi, croire en son travail, travailler dur pour se perfectionner et apprendre des autres », a-t-il conseillé.
Le ballet en RDC s’inscrit à la fois dans une tradition culturelle riche et dans une dynamique de professionnalisation progressive.
À travers des institutions comme le Ballet national et l’Institut national des arts, il contribue à la formation artistique des jeunes et à la promotion des danses patrimoniales et contemporaines.
Fabrice Mukala Kamba est un acteur des arts de la scène en RDC, évoluant à la croisée du théâtre et de la danse. Professeur d’art dramatique, il s’illustre dans la formation des jeunes artistes, en mettant l’accent sur la rigueur, la discipline et la maîtrise de l’expression corporelle.
En tant que chorégraphe et metteur en scène au Ballet national de la RDC, il participe à la création et à la valorisation des œuvres inspirées des danses patrimoniales congolaises, tout en intégrant des approches contemporaines. Son travail s’inscrit dans une dynamique de transmission des savoirs artistiques et de professionnalisation des jeunes talents.
Engagé dans l’encadrement artistique, il contribue également à l’accompagnement des danseurs et comédiens en leur offrant un cadre d’apprentissage et de création, renforçant ainsi le rôle du ballet comme espace de formation et de promotion culturelle en RDC.
ACP/UKB

