RDC : l’intégration envisagée d’un ouvrage pour sensibiliser à la conservation de la biodiversité

Kinshasa, 22 octobre 2025 (ACP).- L’intégration, en 2026, de l’ouvrage « Dispute interminable : Conflit Homme-Animal », de la conteuse Gaël Mabanza, au programme de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), a été évoquée, mercredi, lors d’un spectacle scolaire dédié à la biodiversité, présenté à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en marge de la Journée mondiale de l’Okapi, célébrée le 18 octobre de chaque année.

« C’est déjà un bon document. Généralement, nous travaillons de manière annuelle. Nous élaborons notre programme à l’année, et comme nous sommes déjà à la fin de 2025, nous préparons celui de 2026. Nous allons intégrer ce document, et même avec certains de nos partenaires, nous allons essayer d’échanger avec eux pour le vulgariser », a déclaré Jules Mayifulua, directeur des Parcs, domaines et réserves (DPDR) de l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN) .

Selon lui, ce document, qui porte le même nom que le spectacle, constitue un outil de base pour sensibiliser à la conservation de la biodiversité.

« L’ICCN envisage d’aller vers les écoles, et pourquoi pas aussi vers les artistes, pour échanger, organiser des journées portes ouvertes, afin que les gens comprennent l’importance de la conservation de la biodiversité », a-t-il ajouté, précisant que, « sans biodiversité, nous vivons déjà les conséquences du changement climatique. En fait, les enfants doivent savoir ce qu’est la conservation de la biodiversité. Sinon, dans les années à venir, ils deviendront de grands braconniers, et c’est le Congo qui en paiera le prix. Il faut commencer l’enseignement de ces notions dès la base ».

« Ce spectacle m’a ouvert les yeux sur l’importance de protéger la nature et les animaux. Je comprends maintenant que chacun de nos gestes a un impact sur l’environnement, et que c’est à nous, les jeunes, de changer les choses », a laissé entendre Dan Bitone, élève de septième année au Collège Boboto.

Le rôle de l’art du conte comme outil pédagogique expliqué

La conteuse et auteure du livre et dudit spectacle, Gaël Mabanza, est revenue sur la force du conte comme outil pédagogique.

« À travers le conte, on fait voyager l’être humain dans un univers imaginaire, mais qui permet de tirer des leçons de morale, de distinguer le bien du mal. Même si l’histoire est fictive, elle peut être le reflet de réalités vécues, ici ou ailleurs. Le conte devient ainsi un puissant moyen de conscientisation, de manière subtile mais efficace », a-t-elle indiqué.

Gaël Mabanza s’est également félicitée de l’approbation de son livre par les autorités éducatives congolaises, tout en insistant sur les défis liés à sa vulgarisation tout en en affirmant que :

« Ce livre a été approuvé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, sanctionné par un numéro d’agrément délivré par le Secrétariat général du ministère ».

Au cours de ce spectacle d’environ trente-cinq minutes, présenté au Collège Boboto devant les élèves, les enseignants, le personnel de l’ICCN et les diverses personnalités, un appel au respect des lois sur l’environnement et la biodiversité a été lancé par les organisateurs.

Quant à l’ouvrage éponyme de 110 pages, inspiré de la même vision, il convient de noter qu’il est proposé comme un outil d’éducation mésologique.

Ce livre, axé sur la conscience écologique, a été préfacé par Madame Ève Bazaiba, ministre de l’Environnement et du Développement durable de la République démocratique du Congo. 

ACP/UKB

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