Kinshasa, 19 juillet 2026 (ACP)- Un plaidoyer pour la reconnaissance et la valorisation de la musique folklorique congolaise a été lancé dimanche par un chanteur de la République démocratique du Congo qui a dénoncé, lors d’un entretien avec l’ACP, l’oubli dans lequel vivent les compositeurs de ce patrimoine culturel immatériel essentiel.
« Chaque jour, à Kinshasa comme dans les provinces, les musiques folkloriques congolaises sont diffusées dans les marchés, les transports, les cérémonies et les espaces publics. Dans plusieurs coins du pays, elles sont même les œuvres les plus consommées. Pourtant, leurs compositeurs continuent de vivre dans l’oubli », a déclaré Fred Kabeya.
Il a ensuite pointé l’absence de protection juridique et l’absence de retombées financières pour les auteurs de ces œuvres.

Pour lui, il existe une injustice flagrante.
« Comment expliquer que ceux qui font vivre notre patrimoine culturel soient aussi ceux qui en profitent le moins ? », s’est-il interrogé.
Pour Fred Kabeya, la musique folklorique ne se limite pas au divertissement.
Elle constitue la mémoire des peuples et l’expression de l’identité nationale.
À ses yeux, elle mérite la même considération que les autres genres musicaux.
L’artiste a enfin appelé à une réforme de la gestion des droits d’auteur en RDC.
Dans la foulée, il a plaidé pour un système fondé sur la transparence, l’équité et le mérite.

« À quand la fin de cette volonté de spolier les artistes ? », a-t-il conclu, en lançant un appel aux pouvoirs publics et aux sociétés de gestion afin qu’il soit mis fin à ce qu’il a qualifié de pratique persistante de dépossession des créateurs. ACP/ STJ (SP)

