Kinshasa, 24 janvier 2026 (ACP).-L’instauration de licences obligatoires de production, conditionnant toute organisation culturelle en République démocratique du Congo (RDC), a été proposée, samedi, lors d’un entretien par un opérateur culturel, comme l’une des mesures visant à faciliter la professionnalisation du secteur de la production musicale dans le pays.
« Il y a une nécessité urgente d’un encadrement légal et institutionnel du métier de producteur de musique en République démocratique du Congo. Parmi les mesures nécessaires pour professionnaliser ce secteur, je propose l’instauration obligatoire de licences de production, délivrées par le ministère de la Culture, conditionnant toute organisation de concerts, de spectacles ou d’activités culturelles », a déclaré Lolo Mutima, producteur congolais de musique.
Il a également préconisé l’obligation, pour toute personne ou structure sollicitant une licence de production, d’être préalablement affiliée à un collectif, une association ou une organisation reconnue des producteurs de musique en RDC , afin de garantir l’éthique, la compétence et la responsabilité professionnelle.
Selon cet opérateur culturel, ces mesures permettraient de mieux protéger les artistes, d’assurer des recettes fiscales à l’État et de restaurer l’ordre ainsi que la crédibilité dans l’organisation des activités culturelles en RDC.
Il a, en outre, soutenu l’interdiction pour les sociétés brassicoles et autres entreprises commerciales d’organiser directement des activités culturelles et des concerts, celles-ci devant agir uniquement en qualité de sponsors ou de partenaires, en collaboration avec des producteurs légalement reconnus.
« La mise en place d’un mécanisme de contrôle et de sanctions à l’encontre des contrevenants est également indispensable afin d’assurer le respect des lois et règlements en vigueur », a-t- il ajouté.
Par ailleurs, la source a insisté sur la nécessité de réformes courageuses et urgentes dans l’intérêt supérieur de la culture congolaise.
« Ces réformes sont donc les bienvenues. Les autorités peuvent s’appuyer sur l’expertise des producteurs congolais actuels pour les mettre en œuvre », a- t-il conclu.
ACP/UKB

