Kinshasa, 2 août 2026 (ACP)- Marie Louise Ilomba Ekanga, muse et bien-aimée du chanteur Antoine Wendo Kolosoy, pionnier de la Rumba congolaise, est décédée le 21 juillet 2026, à l’âge de 107 ans, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère des Affaires sociales de la République démocratique du Congo (RDC).
«Le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale porte à la connaissance de l’opinion nationale le décès, le mardi 21 juillet 2026, au Home des vieillards de Kintambo à Kinshasa, de Madame Marie Louise Ilomba Ekanga, connue sous le nom de ‘‘Marie Lowisa’’», a-t-on lu.
Selon la source, l’illustre disparue a tiré sa révérence à l’âge de 107 ans.
Née le 20 septembre 1919, Marie Louise Ilomba Ekanga était également la sœur de l’ancien guitariste Henri Bowane. Elle a été immortalisée en 1948 dans la mythique chanson ‘‘Marie Louise’’, composée et interprétée par Wendo Kolosoy, icône et père géniteur de la rumba congolaise.
Derniers hommages à Marie Louise
Selon le programme des obsèques, les hommages ont été rendus à l’illustre disparue samedi 1er août 2026, de 17h00 à 19h00, au Home des vieillards de la commune de Kintambo.
Une veillée mortuaire est prévue lundi 3 août 2026 dans la salle polyvalente ‘‘La Grâce’’, située à Matonge, sur l’avenue Victoire, dans la commune de Kalamu, avant l’inhumation fixée mardi 4 août 2026 au cimetière de Kintambo.
Marie Louise Ilomba Ekanga a marqué l’histoire de la rumba congolaise en tant que muse et bien-aimée du célèbre artiste musicien Antoine Wendo Kolosoy, l’un des pionniers de ce genre musical en RDC. Elle était également la sœur du guitariste congolais Henri Bowane, autre figure emblématique des débuts de la rumba congolaise.
Son nom est surtout resté associé à la chanson ‘‘Marie Louise’’, une œuvre légendaire qui consacre les premières ères de la musique congolaise.
À travers cette composition, elle est considérée selon l’histoire, comme étant une première femme chantée et immortalisée, dans la musique congolaise. Et depuis son prénom est entré dans la mémoire collective et dans le patrimoine musical congolais, témoignant de l’importance de la femme dans l’inspiration des premières œuvres de la rumba.
Ainsi, Marie-Louise a été qualifiée d’une muse c’est-à-dire, une déesse des arts, une source d’inspiration, ou une personne qui a guidé la créativité et composition du chanteur Wendo, en son temps.
Ilomba Ekanga laisse derrière elle une histoire intimement liée aux grandes figures, à l’histoire et à l’émancipation de cette rumba congolaise devenue patrimoine immatériel culturel de l’humanité.
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