Kinshasa, 1er avril 2026 (ACP). – Le sport et la culture ont été présentés mercredi, comme des instruments majeurs du rayonnement des nations, à la suite de la qualification historique des Léopards de la République démocratique du Congo à la Coupe du monde de football 2026, selon la réaction d’un opérateur culturel parvenue à l’ACP.
« Le sport et la culture sont des instruments majeurs du rayonnement des nations. Une nation ne se mesure pas uniquement à ses indicateurs économiques. Elle se révèle aussi dans sa capacité à rayonner par le sport et à inspirer par sa culture », a déclaré Eddy Ngombé, culturel et administrateur des éditions ‘‘Tamaris’’.
Réagissant à la performance des fauves congolais, il a adressé ses félicitations à l’équipe nationale pour cette qualification qu’il a qualifiée d’historique, en estimant qu’elle illustre la place du sport dans la construction de l’image et de la fierté d’un peuple.
Selon lui, le sport et la culture constituent deux piliers essentiels pour forger l’unité nationale et renforcer la visibilité d’un pays sur la scène internationale.
Évoquant la situation de la République du Congo, il a déploré les difficultés structurelles qui freinent le développement de ces secteurs.
« La République du Congo regorge de talents, d’énergie et de créativité. Pourtant, fort est de constater que notre sport est en déliquescence et que notre culture, trop souvent fragilisée, peine à jouer pleinement son rôle de levier de rayonnement », a-t-il souligné.
Pour M. Ngombé, ce constat doit servir d’électrochoc afin d’amener les décideurs à replacer ces secteurs au centre des politiques publiques.
« Investir dans le sport et la culture n’est pas accessoire, c’est stratégique. C’est créer de la valeur, de l’emploi, de la cohésion et du rayonnement international », a-t-il soutenu.
Il a, en outre, plaidé pour le renforcement de l’exigence, de la compétence et de la vision dans la gouvernance publique, afin d’offrir aux sportifs et aux acteurs culturels les moyens nécessaires à leur épanouissement.
« Il est temps de croire enfin en notre propre potentiel », a conclu l’administrateur des éditions Tamaris.
ACP/C.L.

