Kinshasa, 17 octobre 2026 (ACP).- L’œuvre musicale “ Tabali “ du chanteur congolais Côme Moutouari dit Kosmos a été analysée samedi comme une ode à l’amour et à la résilience face au pouvoir destructeur du mensonge par un analyste musical joint par l’ACP depuis Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
« Dans “Tabali”, Kosmos Moutouari nous raconte son étonnement devant le changement de comportement de cette femme qui se laisse troubler par les racontars, les mensonges et autres méchancetés. Il exprime son amertume et invite sa dulcinée à retrouver sa lucidité », a déclaré Eddy Ngombé, président de l’association Culture Congo avenir.
Évoquant le contexte social qui entoure ce changement, il a ajouté :
« Comme on l’entend souvent dans les rues africaines, lorsque deux êtres s’aiment, certains attribuent leur union au fétiche, au gris-gris ou à la sorcellerie ».
Pour la source, cette œuvre porte un message d’espoir et de pardon.
Sur le plan artistique, il a décrit une ouverture avec la rythmique de Bamundele dit Rigo Star et le lead de Master Muana Congo, une voix douce et mélancolique, puis un break avec contretemps unissant les guitares à la batterie de Boffi Banengola.
A propos du refrain, il a souligné que ce dernier, à trois voix superposées autour d’une fondamentale en mineur, puise dans les rythmiques du Pool.
D’après lui, cela fait de “Tabali” une chanson intemporelle.
Né le 2 juillet 1944, Côme Moutouari alias Kosmos est un chanteur, auteur-compositeur et interprète congolais.
Il s’est révélé en 1965 avec la chanson “Ebangeli Ya Mossaia” avant de s’imposer au sein de l’orchestre les Bantous de la Capitale, aux côtés de Jean-Serge Essous, Pamelo Mounka, Edo Nganga et Nino Malapet.
Considéré comme l’un des derniers jokers de la rumba des deux rives du fleuve Congo, il est l’aîné de la famille Moutouari. Son frère cadet, le musicien Pierre Moutouari, interprète de “Missengué”, décédé récemment à Paris.
ACP/ STJ (SP)

