Tenu d’un  panel sur l’historique de la rumba au Grand tambour

Kinshasa, 13 décembre 2025(ACP).- Un panel centré sur le partage d’expérience et l’histoire  de la rumba s’est tenu,  jeudi au Grand tambour,  à l’occasion de la quatrième année d’inscription de la rumba comme patrimoine de l’humanité et au premier anniversaire de ce centre à Kinshasa,  en République démocratique du Congo.

‹‹Ce panel se passe sous forme d’une émission, d’un partage d’expérience et aussi  centré sur  l’histoire de la rumba congolaise qui nous rassemble aujourd’hui autour de ce projet ‘’Le Maître de la Rumba’’. C’est un programme du Grand tambour qui célèbre aussi  une année d’existence depuis l’inauguration de ce haut lieu de souveraineté culturelle par le chef de l’État le 14 décembre 2024››,  a  déclaré  Rémy Césaire Tshamala,  chargé du programme média au centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale, le ‘’Grand tambour’’.

‹‹ Nous sommes là pour célébrer non seulement cet anniversaire, mais également pour célébrer la rumba qui a été retenue comme patrimoine immatériel il y a de cela quatre ans par l’UNESCO. Et donc aujourd’hui, après cet panel que nous avons tous vécue, qui était une très belle expérience d’échange avec l’artiste Sam Mangwana, mais également l’un des plus grands arrangeurs de sons de l’histoire de notre musique, Maïka Munan, qui est ici››, a-t-il renchéri.

D’après les panelistes,  la rumba congolaise tire ses origines  vers les années 1700  et elle est immortalisée jusqu’aujourd’hui. ‹‹La rumba qui est, à ce jour,  reconnu comme patrimoine immatériel de l’humanité qui est pour moi, une synthèse de toute richesse culturelle de la RDC, c’est-à-dire,  provenant des 450 ethnies››,  a évoqué  Maika  Munam,  arrangeur des sons.

Pour ce paneliste, le rythme de la musique que nous appelons rumba, à son origine, elle était appelé « Kumba ». La musique Rumba a subi plusieurs influences lors de la période de traite de noir.  ‹‹ Nos ancêtres chantaient chacun à sa manière selon l’endroit où  ils étaient déportés. Avec l’influence de la langue espagnole, la lettre  K de Kumba s’est dénaturée à la lettre R, ce style de musique d’origine africaine a été appelé ‘’Rumba’’››. 

Plaidoyer pour la construction d’une grande académie de la rumba congolaise

Par ailleurs,  Jeannot Ne Diop,  journaliste culturel congolais,  a relaté comment les opérateurs culturels ont milité pour l’inscription de la rumba congolaise à l’Unesco… « Cette démarche a été menée aussi  par plusieurs pays  de l’Afrique de l’ouest juste pour que rumba congolaise deviennent un patrimoine immatériel de l’humanité notamment le pays comme : le Nigéria, Sénégal, Togo, Ghana et Côte d’ivoire  à l’instar des pays d’Afrique centrale notamment la RDC et la République du Congo».

L’arrangeur  Maika Munam  a plaidé pour la création d’une académie sur la rumba congolaise par  le  gouvernement de la République démocratique du Congo où les théoriciens et les praticiens vont se rencontrer pour parler, créer les ateliers sur la rumba et partager leurs  expériences.

Ce master class sur la rumba congolaise est une initiative du Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale en marge du concert du chanteur Sam Mangwana prévu le  samedi 13 décembre au Grand tambour. 

ACP/ UKB

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