Kinshasa, 26 juillet 2026 (ACP)-La République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays les plus riches d’Afrique sur les plans culturel et environnemental, grâce à sa diversité ethnique et à son patrimoine naturel, a indiqué dimanche à l’ACP une experte en tourisme environnemental, à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des mangroves.
« La RDC est un pays d’une richesse exceptionnelle où la diversité culturelle, les mangroves du littoral atlantique et les écosystèmes du bassin du Congo constituent un patrimoine mondial qu’il est essentiel de préserver », a affirmé Fidélia Kabena, experte en tourisme environnemental.
Selon cette elle, la RDC qui compte plus de 450 groupes ethniques et plus de 200 langues locales, est l’un des pays les plus diversifiés du continent africain.
« Le lingala, le kikongo, le tshiluba et le swahili sont les quatre langues nationales, tandis que le français demeure la langue officielle ».
Rappelant que le pays de Lumumba est le berceau de la rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco, elle a précisé que les arts traditionnels, notamment la sculpture, les masques, la musique, la danse et les contes, jouent un rôle majeur dans la transmission des valeurs, des savoirs et de l’identité des communautés.
Abordant la question des mangroves, Mme Kabena a expliqué que la RDC possède un écosystème de mangrove situé principalement sur le littoral de Muanda, dans la province du Kongo Central, à l’embouchure du fleuve Congo.
« Ces mangroves assurent plusieurs fonctions écologiques essentielles, notamment la protection des côtes contre l’érosion, l’accueil de nombreuses espèces de poissons, de crustacés et d’oiseaux, ainsi que le stockage d’importantes quantités de carbone ».
Toutefois, a-t-elle dit, elles demeurent menacées par la coupe abusive du bois, l’urbanisation et diverses formes de pollution.
L’experte a, par ailleurs, mis en avant la richesse des écosystèmes congolais, rappelant l’ex colonie belge abrite une grande partie de la forêt du bassin du Congo, deuxième plus vaste forêt tropicale du monde après l’Amazonie.
« Cette forêt renferme une biodiversité remarquable avec des espèces emblématiques telles que le gorille des montagnes, le bonobo, l’okapi et l’éléphant de forêt ».
Mme Kabena a également cité plusieurs aires protégées de renommée internationale, notamment les parcs nationaux des Virunga, de la Salonga, de Kahuzi-Biega, de Garamba et de l’Upemba, qui contribuent à la conservation de cette biodiversité unique rappelant que le fleuve Congo, deuxième au monde par son débit, « constitue un élément central de l’équilibre écologique du pays, tout en jouant un rôle stratégique dans le transport, la pêche et la production d’énergie ».
Face à ces atouts, l’experte en tourisme environnemental a plaidé pour un renforcement des actions de protection et de valorisation du patrimoine culturel et naturel congolais afin d’assurer sa préservation au bénéfice des générations présentes et futures.
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