Kinshasa, 5 octobre 2026 (ACP). – L’association de la batterie, des percussions, de la basse et des guitares a façonné « Makolo ya Masiya « , titre de feu Carlyto lassa, chanteur de la République démocratique du Congo, extrait de l’album » Africa Na Moto « , sorti en 1996, selon un arrangeur interrogé lundi par l’ACP.
« La batterie ne cherche pas à tout jouer. Elle garde sa place et laisse les percussions apporter le mouvement. La basse vient faire le lien entre les percussions et la mélodie. Elle donne aussi cette profondeur qui fait tenir le morceau », a déclaré Héritier Mawaza, arrangeur congolais.
« Les guitares apportent beaucoup à la couleur du morceau. Elles répondent au chant avec de petites phrases qui viennent compléter ce que dit la voix » a-t-il ajouté.
Selon lui, l’arrangement de « Makolo ya Masiya » repose sur une interaction entre la voix principale et les différentes composantes instrumentales, dès l’introduction.
« C’est vraiment un jeu de question-réponse. Carlyto chante une phrase, puis un instrument vient lui répondre ou prolonger son idée. Il joue beaucoup sur les phrases et sur la façon dont il les place dans la chanson. Quand tu écoutes les chœurs dans l’introduction, tu as presque l’impression d’entendre quelque chose de symphonique » a-t-il souligné.
Concluant, il a fait savoir que : « c’est justement dans ces réponses des instruments qu’on retrouve une grande partie de l’identité de la chanson. Le tchaka-tchaka apporte ce petit côté mutuashi et donne aussi une certaine saveur à la chanson ».
« Makolo ya Masiya » traduit par « Les pieds du Messie » est un titre de Carlyto Lassa, extrait de son album solo « Africa na moto », paru en 1996. Le morceau est présenté comme l’un des titres marquants de cette période de sa carrière. La chanson raconte, sur fond de rumba congolaise, l’histoire d’une femme abandonnée par son compagnon, Kinsala, qui lui préfère une autre femme en raison de sa situation matérielle. La protagoniste compare sa souffrance affective à celle du Christ crucifié.
Le texte de la chanson développe également une référence biblique à Judas et à Jésus, en établissant un parallèle entre la trahison motivée par l’argent et la douleur provoquée par l’abandon amoureux.
ACP / K. (SP)

