Kinshasa, 12 janvier 2026 (ACP).- L’ONU a exhorté lundi les autorités ougandaises à garantir la sécurité et la participation de tous les citoyens, à interdire l’usage de la force et à enquêter sur les violations des droits humains liées aux élections, à trois jours du scrutin présidentiel et des législatives prévues le 15 janvier, ont rapporté les médias internationaux.
« Les Nations Unies exhortent les autorités ougandaises à garantir la sécurité et la participation de tous les citoyens avant la tenue des élections. Elles s’inquiètent d’un climat de répression et d’intimidation généralisé ciblant l’opposition, les défenseurs des droits humains et les médias », a déclaré Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies.
« Le président ougandais sortant, Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis 1986, brigue un nouveau mandat dans un contexte politique tendu marqué par des arrestations, des assignations à résidence et des restrictions contre l’opposition et les journalistes », a-t-il ajouté.
Selon les sources, depuis 2021, plusieurs lois sur l’informatique, les ONG et l’armée ont été utilisées pour « réduire au silence les voix dissidentes », entraînant perquisitions de sièges de partis, suspension de stations de radio et arrestations ciblées. Le principal opposant Bobi Wine et son parti NUP font face à barrages routiers, dispersion de rassemblements et la mort d’un membre du parti en novembre 2025.
La situation de Kizza Besigye, ancien proche du président, reste préoccupante après son enlèvement au Kenya en novembre 2024 et les multiples refus de libération sous caution. Les forces de sécurité utiliseraient également des véhicules banalisés pour enlever et détenir des opposants, dans ce qu’Amnesty International décrit comme une « brutale campagne de répression » ayant conduit à plus de 400 arrestations. ACP/JF
À trois joursde l’élection, l’ONUalerte sur la répression en Ouganda
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