Kinshasa, 14 août 2026 (ACP).- Le gouvernement émirati a condamné vendredi une attaque contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique Adnoc qui franchissait le détroit d’Ormuz, accusant les gardiens de la révolution iraniens d’« acte de piraterie », ont informé les médias internationaux.
« Les Emirats arabes unis ont fermement condamné et dénoncé l’attaque hostile iranienne qui a visé deux navires affiliés à Adnoc alors qu’ils traversaient le détroit d’Ormuz », a indiqué un communiqué du ministère émirati des Affaires étrangères.
« Cibler la navigation commerciale et utiliser le détroit d’Ormuz comme outil de coercition ou de chantage économique représentent des actes de piraterie commis par le corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran », a précisé le communiqué.
Par ailleurs, Abou Dhabi a demandé à l’Iran de « rouvrir complètement et sans condition le détroit d’Ormuz », par où transite un cinquième du pétrole mondial avant le début du conflit, « afin de préserver la sécurité régionale et de maintenir la stabilité de l’économie et du commerce mondiaux ».
De son côté, l’agence maritime britannique UKMTO a fait état d’une attaque de drone la veille contre un pétrolier dans le détroit d’Ormuz, qui n’a fait aucune victime et n’a causé que des dégâts mineurs.
« Il n’était pas clair dans l’immédiat s’il s’agissait du même incident que celui rapporté par les Emirats », a relevé le communiqué.
Le détroit d’Ormuz, qui relie le Golfe dont les Emirats sont riverains, à l’océan Indien, est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février dernier, tandis que les Etats-Unis ont soumis les ports iraniens à un blocus. ACP/

