Kinshasa, 21 Janvier 2O26 (ACP).- La France a annoncé mercredi vouloir continuer de protéger son agriculture et garantir sa souveraineté alimentaire, saluant la cohérence entre sa position et le renvoi de l’accord Mercosur devant la cour de justice de l’Union européenne, ont rapporté les médias internationaux.
«Le combat continue pour protéger notre agriculture et garantir notre souveraineté alimentaire. En renvoyant l’accord Mercosur devant la Cour de Justice de l’UE, le Parlement européen s’est exprimé en cohérence avec la position que nous avons défendue», a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre français des affaires étrangères.
«France assume de dire non quand il le faut, et souvent l’Histoire lui donne raison», a-t-il ajouté.
Paris a affirmé de nouveau que le gain économique de l’accord UE-Mercosur sera limité pour la croissance française et européenne (+0,05% sur le PIB de l’UE à l’horizon 2040), assurant rester favorable au commerce international.
Selon les mêmes sources, le vote des eurodéputés pour une vérification de la légalité de l’accord conclu entre l’organisation et le Mercosur bloque l’entrée en vigueur de cette entente commerciale pendant plusieurs mois, tandis que la Commission européenne reste en droit d’appliquer le traité à titre provisoire si elle le souhaite.
De son côté, le chancelier allemand a qualifié de regrettable le vote des eurodéputés, indiquant que cette décision ignore la situation géopolitique.
«La décision du Parlement européen sur l’accord du Mercosur est regrettable. Elle ignore la situation géopolitique», a critiqué Friedrich Merz.
«Nous sommes convaincus de la légalité de l’accord. Plus de retards. L’accord doit désormais être appliqué à titre provisoire », a-t-il renchéri.
Après plus de 25 ans de négociations, les pays latino-américains membres fondateurs du Mercosur ont signé dernièrement l’accord de libre-échange avec l’Union européenne, axé sur la création de l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, d’autant plus que cet accord offre plusieurs avantages économiques, notamment la supression progressive d’une large part des droits de douane et l’ouverture sur les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. ACP/UKB

