Kinshasa, 4 septembre 2026 (ACP).- Le gouvernement béninois a catégoriquement rejeté vendredi les accusations faisant état d’une implication de Cotonou dans les événements de Niamey, réaffirmant sa volonté de voir les relations entre les deux pays revenir à la normale, ont rapporté les médias internationaux.
« La conviction du gouvernement, c’est qu’à un moment ou à un autre, nos frères du Niger comprendront que le Bénin n’est pas leur ennemi, et que les relations vont se normaliser », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji ministre porte-parole du gouvernement béninois.
« Pour les mêmes raisons qui ont fait qu’hier nous avons été contre la déstabilisation du Niger, pour ces mêmes raisons, nous sommes contre la déstabilisation du Niger aujourd’hui, et nous le serons demain », a-t-il ajouté.
Le porte-parole a insisté sur les liens historiques et humains entre les deux pays, estimant que les populations béninoise et nigérienne ont vocation à vivre en paix de part et d’autre de la frontière.
« Ce sont nos frères, ce sont nos parents, les populations sont les mêmes de part et d’autre des frontières, et nous avons vocation à coexister pacifiquement pour le bien de nos pays, pour le bien de nos populations », a-t-il précisé.
Cette réaction intervient après le témoignage du capitaine Roger Gabriel, dans lequel l’officier évoque des projets présumés d’intervention extérieure en soutien aux éléments impliqués dans les affrontements de Niamey. Selon les sources, le Bénin est cité dans l’un des scénarios évoqués, avec un appui qui aurait impliqué la Côte d’Ivoire et des forces spéciales françaises.
Ces accusations n’ont pas été étayées, à ce stade, par des éléments permettant d’en établir indépendamment la véracité. Le gouvernement béninois les rejette sans ambiguïté.
Cotonou appelle à dépasser les accusations
Le porte-parole béninois a également souhaité que les autorités et les populations puissent se concentrer sur les enjeux de développement plutôt que sur les accusations de déstabilisation.
« Je voudrais vous prier gentiment que nous puissions consacrer ce temps à des choses plus utiles », a-t-il lancé, tout en réaffirmant que le Bénin ne se reconnaissait nullement dans les objectifs qui lui sont attribués.
Cette mise au point intervient dans un contexte de fortes tensions entre Cotonou et Niamey, sur fond de dégradation des relations depuis le changement de pouvoir intervenu au Niger en juillet 2023.
Les déclarations du capitaine Roger Gabriel interviennent alors que les autorités nigériennes affirment avoir saisi un important arsenal militaire à la suite des affrontements des 28 et 29 août à Niamey.
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