Kinshasa, 10 avril 2026 (ACP/Xinhua).- L’Iran a annoncé jeudi deux nouveaux itinéraires alternatifs pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz, et invoqué les risques liés aux mines sous-marines présentes dans certaines parties de cette voie navigable stratégique, dans un communiqué du Corps des gardiens de la révolution islamique, relayé par l’Agence Chine nouvelle. « Il est conseillé à tous les navires ayant l’intention de transiter par le détroit d’Ormuz d’emprunter des itinéraires alternatifs, afin de garantir la sécurité maritime et d’éviter les dangers potentiels liés aux mines sous-marines », a indiqué le communiqué. Cette décision intervient alors que l’Iran a accepté de rouvrir temporairement le détroit, une voie maritime essentielle pour le transport du pétrole qui achemine généralement un cinquième du brut mondial, dans le cadre d’une trêve de deux semaines.
Le «péage de Téhéran»
Pour entrer dans le Golfe depuis la mer d’Oman, les navires doivent passer entre la côte iranienne et L’Irak, surnommée le «péage de Téhéran» par la revue maritime de référence Lloyd’s List. L’itinéraire de sortie du Golfe passe au Sud de cette île, et évite le trajet normal plus proche des côtes d’Oman. Les traversées récentes semblent avoir emprunté cet itinéraire alternatif dans les eaux territoriales iraniennes. Les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu dans la nuit de mardi à mercredi qui inclut la réouverture du détroit d’Ormuz, vital pour le commerce mondial d’hydrocarbures, quasiment bloqué depuis le début de la guerre le 28 février et sous le contrôle de l’armée iranienne. Du 1er mars au 7 avril, 307 passages de navires transportant des matières premières ont été recensés, selon les données de Kpler, propriétaire du site MarineTraffic, soit une baisse d’environ 95% par rapport à la période de paix. En temps normal, environ 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transitent par ce goulet d’étranglement reliant le Golfe aux grandes routes maritimes internationales. ACP/

