Kinshasa , 11 mars 2026 (ACP).- L’avocat ultraconservateur José Antonio Kast a été investi mercredi à la présidence du Chili au cours d’une cérémonie solennelle devant le Parlement réuni en assemblée plénière à Valparaiso, devenant le chef d’État le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d’Augusto Pinochet, ont rapporté les medias internationaux.
« Oui, je le jure Les choses vont changer », a déclaré José Antonio Kast
M. Kast a promis de mettre en place un gouvernement « d’urgence » afin de lutter contre la criminalité.
Il représentera « une droite conservatrice comme on n’en a pas connu depuis le retour à la démocratie », affirme Rodrigo Arellano, analyste politique à l’Université privée du Développement de Santiago.
M. Kast, 60 ans, qui succède au président de gauche Gabriel Boric, s’était largement imposé lors de la présidentielle en décembre sur la promesse d’éradiquer la délinquance et de lutter contre l’immigration irrégulière.
Le dirigeant d’extrême droite, qui succède au président de gauche Gabriel Boric, s’était largement imposé lors de la présidentielle en décembre sur la promesse d’éradiquer la délinquance et de lutter contre l’immigration irrégulière.
M. Kast s’était largement imposé dans les urnes en décembre dernier avec la promesse d’exercer une main de fer face à la délinquance et à l’immigration irrégulière, principales préoccupations des Chiliens.
Ce dernier a échoué par deux fois à réformer la Constitution chilienne héritée d’Augusto Pinochet, marquant une victoire pour son opposant d’extrême droite.
Le président élu de 60 ans représentera « une droite conservatrice comme on n’en a pas connu depuis le retour à la démocratie », affirme Rodrigo Arellano, analyste politique à l’Université privée du Développement de Santiago.
Ce discours fait écho aux préoccupations de citoyens, tels que Luis Lapierre, opérateur en télécommunications de 59 ans à Santiago.
Plusieurs dirigeants de la région assisteront à l’investiture parmi lesquels Javier Milei (Argentine), Rodrigo Paz (Bolivie), Daniel Noboa (Equateur), le sous-secrétaire d’Etat américain Christopher Landau, et la lauréate du prix Nobel de la paix, la Vénézuélienne Maria Corina Machado. Le président de gauche brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a fait faux bond au dernier moment mardi.
Une passation sous tension
José Antonio Kast a mis fin la semaine dernière à la longue tradition de passation cordiale du pouvoir, en déclarant le processus de transition clos.
Il accusait son prédécesseur d’avoir caché des informations sur un projet de câble sous-marin de fibre optique censé relier le pays à la Chine, vivement critiqué par les Etats-Unis pour des raisons de sécurité régionale.
Si les échanges ont finalement repris, cet épisode a donné le ton pour le début de sa présidence.
José Antonio Kast avait pourtant évité les polémiques durant sa campagne, éludant les questions sur son admiration connue pour Pinochet et sur son rejet catégorique de l’avortement.
M. Kast n’a pas donné de détails sur la manière dont il expulserait près de 340.000 personnes sans papiers, ni sur sa promesse de réduire les dépenses publiques de 6 milliards de dollars sans supprimer les aides sociales. ACP/UKB

