Kinshasa, 16 décembre 2025 (ACP).- Le gouvernement thaïlandais a appelé mardi le Cambodge à annoncer «en premier» un cessez-le-feu dans leur conflit frontalier qui a fait au moins 32 morts en dix jours et a poussé le déplacement d’environ 800.000 personnes, ont informé les médias internationaux.
«Le Cambodge doit annoncer en premier le cessez-le-feu en tant qu’agresseur du territoire thaïlandais. Deuxièmement, le cessez-le-feu doit être appliqué et doit tenir. Troisièmement, le Cambodge doit coopérer sincèrement aux efforts de déminage des régions frontalières», a déclaré Maratee Nalita Andamo, porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
Selon les mêmes sources, le Cambodge n’a pas répondu dans l’immédiat alors que les affrontements entre les deux voisins d’Asie du Sud-Est, qui se disputent des morceaux de territoire le long de leur frontière, sont entrés dans leur dixième jour. Selon les derniers bilans des autorités, 17 personnes ont été tuées côté thaïlandais (16 soldats et un civil) et 15 côtés cambodgien, toutes des civils.
5.000 à 6.000 Thaïlandais bloqués au Cambodge
Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a indiqué qu’entre 5.000 et 6.000 de ses ressortissants étaient bloqués au Cambodge dans la ville frontalière de Poipet, où les passages sont suspendus depuis samedi dernier, ont renseigné les sources.
Pour sa part, le ministère cambodgien de l’Intérieur a relevé que la suspension des passages frontaliers est une mesure nécessaire pour réduire le risque que des civils soient tués ou blessés rappelant que les liaisons aériennes étaient maintenues entre les deux pays.
En guise de rappel, le président américain Donald Trump avait affirmé que les dirigeants des deux pays avaient accepté une trêve après un coup de téléphone de sa part, mais le gouvernement thaïlandais a démenti et les combats se sont poursuivis au cours du week-end. Le président américain était déjà intervenu en juillet lorsqu’un premier épisode de violences entre la Thaïlande et le Cambodge avait fait 43 morts en cinq jours.
Par ailleurs, un accord de cessez-le-feu avait été signé fin octobre en Malaisie, pays assurant la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), mais il n’a tenu que quelques semaines. Une réunion spéciale des ministres des Affaires étrangères de l’Asean doit avoir lieu le 22 décembre prochain pour essayer de trouver une solution diplomatique au conflit.
ACP/C.L.

