Kinshasa, 16 octobre 2026 (ACP/IRNA).- Le Président de la République islamique d’Iran a condamné vendredi à Erevan les effets dévastateurs des guerres sur la nature, les qualifiant d’ « écocide », génocide environnemental, dans un discours au sommet des Chefs d’État et de gouvernement de la 17ème Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, a rapporté l’IRNA.
« La guerre ne vise pas uniquement les êtres humains et les infrastructures économiques. Elle porte également atteinte à la nature. La guerre brûle les forêts, détruit les zones humides, pollue les sols et l’eau et contraint les espèces animales à fuir leurs habitats », a déclaré Massoud Pezeshkian, Président iranien.
Le Président iranien a présenté la guerre non seulement comme une menace pour les êtres humains et les infrastructures, mais aussi comme une cause directe de destruction de la nature, décrivant la coopération environnementale comme un pont entre les nations et souligné
« Elle contraint les espèces animales à fuir et introduit des substances chimiques et des métaux lourds dans les cycles naturels. Les effets de la guerre sur l’environnement peuvent persister pendant des années après la fin des hostilités », a ajouté le Président Pezeshkian.
Il a réaffirmé l’engagement de la République islamique d’Iran en faveur de cette convention et des objectifs mondiaux de protection de la nature. Il a appelé la communauté internationale à mettre en place des mécanismes efficaces, transparents et applicables pour protéger le patrimoine naturel et la biodiversité en temps de guerre.
« La communauté internationale doit reconnaître que les pays soumis à des sanctions ou exposés à une agression militaire ne doivent pas supporter seuls les coûts environnementaux de la guerre et des sanctions », a-t-il dit.
« Nous estimons que la protection de la biodiversité peut constituer l’un des grands domaines de la +diplomatie de la paix+. Dans une région confrontée à des crises sécuritaires provoquées par la présence illégale et expansionniste de puissances, au changement climatique, à la pénurie d’eau et à la dégradation des écosystèmes, la coopération environnementale peut bâtir un pont entre les nations. Un pont qui ouvre la voie à la paix et à la sécurité pour tous, à la paix avec la nature et à un avenir où la vie s’inscrit en harmonie avec elle», a ajouté M. Pezeshkian.
Selon lui, la République islamique d’Iran se considère comme engagée à mettre en œuvre la Convention sur la diversité biologique et à atteindre les objectifs mondiaux de protection de la nature. En Iran, nous œuvrons à la protection des espaces naturels, des zones humides, des forêts, des pâturages, des habitats de la faune sauvage et des ressources génétiques, tout en poursuivant un développement durable. Mais il faut faire preuve de réalisme et d’équité. Notre pays subit à la fois les pressions liées au changement climatique, à la sécheresse, au manque d’eau, à la désertification et à l’amenuisement des ressources naturelles, d’une part, et les effets des sanctions économiques ainsi que des restrictions d’accès aux technologies et aux financements, d’autre part. Il a également été la cible, deux années consécutives, de guerres criminelles marquées par l’usage massif d’armes destructrices et prohibées et, dans de nombreux cas, par la volonté délibérée de détruire l’environnement, comme l’illustrent les attaques contre les réservoirs de carburant dans la capitale. Un tel pays a besoin d’une coopération réelle de la communauté internationale pour mettre en œuvre ses programmes environnementaux et réparer les dommages subis.
« La République islamique d’Iran est prête à coopérer de manière constructive avec la communauté internationale dans cet effort commun, en partageant avec d’autres pays ses capacités scientifiques et universitaires ainsi que son expérience. Nous estimons que la protection de la biodiversité peut constituer l’un des grands domaines de la +diplomatie de la paix+», a-t-il conclu.
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