Crise dans les Grands Lacs : l’UA œuvre pour l’instauration d’une paix dans la région

Kinshasa, 9 février 2026 (ACP).-  Le médiateur de l’Union africaine pour les Grands Lacs, le président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a affirmé lundi à Luanda queson institution œuvre dans une démarche inclusive et concertée pour l’instauration d’une paix durable dans la région et sur les questions d’ordre régional et continental relatives à l’intégration, la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, ont écrit les médias internationaux. « Nous œuvrons dans une démarche inclusive et concertée à l’instauration d’une paix durable dans cette région du continent Africain conformément au mandat qui nous a été confié par l’Union africaine », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé. « Cette mission diplomatique s’annonce déterminante pour l’examen des enjeux majeurs du continent et la gestion de la crise à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), à quelques jours de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine », a-t-il ajouté, lors de sa visite de travail à Luanda.

Il sied de signaler que cette visite intervient trois semaines après la réunion de haut niveau tenue les 16 et 17 janvier à Lomé sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, au cours de laquelle l’Union africaine a rendu publique l’architecture de sa médiation conduite dans l’est du pays.

Selon une publication du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, datée du 19 janvier, le président Gnassingbé a été officiellement désigné médiateur de l’Union africaine pour le processus de paix en RDC. Il est appuyé par une équipe de médiation togolaise composée du ministère des Affaires étrangères et de l’Unité présidentielle.

Le dispositif de médiation s’articule autour de plusieurs pôles thématiques confiés à d’anciens chefs d’État africains. L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo est chargé des questions militaires et de sécurité, tandis que l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde supervise les questions humanitaires.

Le dialogue avec les groupes armés locaux est confié à l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, a renseigné un communiqué de la Présidence togolaise. La coopération économique régionale relève de la responsabilité de l’ancien président botswanais Mokgweetsi Masisi, alors que les questions liées à la société civile, à la réconciliation nationale et à la participation des femmes sont suivies par l’ancienne Présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza.

Un secrétariat conjoint indépendant, associant le Togo, la Commission de l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), est chargé d’assurer la coordination technique du processus, a poursuivi la note.

En outre, la Commission de l’Union africaine assure, pour sa part, la coordination avec les partenaires internationaux, notamment les Nations Unies, le Qatar, l’Union européenne, les États-Unis ainsi que les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

« Cette nouvelle architecture vise à renforcer la cohérence des initiatives régionales et continentales en faveur d’un règlement durable du conflit dans l’est de la RDC, marqué par la persistance de violences armées et de tensions régionales. (…) Par ailleurs, les présidents Gnassingbé et Lourenço entretiennent des consultations régulières sur les questions de portée bilatérale, régionale et continentale liées à la paix, à la sécurité et à l’intégration continentale », conclut le communiqué de la présidence togolaise.

ACP/

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