Kinshasa, 20 août 2026 (ACP).- Le gouvernement espagnol a annoncé jeudi la création de centres d’hébergement pour 1 800 migrants à Ceuta, afin d’alléger la crise humanitaire qui y sévit, après l’arrivée massive de candidats à l’émigration en provenance du Maroc le mois dernier, ont informé les médias internationaux.
« Le but principal du transfert volontaire vers ces centres est d’offrir une solution d’hébergement et un lieu d’accueil afin qu’ils [les migrants] n’aient plus à passer la nuit dans les rues ou sur la plage », a indiqué le ministère espagnol des migrations.
« Les deux nouveaux centres ouverts sont des structures d’accueil temporaires qui seraient progressivement agrandies au fur et à mesure que les travaux d’aménagement des autres espaces prévus seraient achevés », a précisé le ministère.
Selon les sources, l’avenir de ces migrants a déclenché une bataille politique entre le gouvernement central de gauche et les régions dirigées par le principal parti conservateur, le Parti populaire (PP), parfois avec le soutien du parti d’extrême droite Vox, qui refusent d’accueillir des mineurs isolés selon les dispositions légales existantes en Espagne.
Le gouvernement entend notamment transférer 500 jeunes filles vers l’Espagne continentale, tandis que le PP réclame pour sa part l’expulsion de tous les migrants encore présents à Ceuta.
De son côté, le secrétaire d’Etat à l’enfance, Ruben Perez Correa a soutenu qu’en Espagne, les expulsions massives de mineurs sont illégales.
« A Ceuta, les filles non accompagnées dont certaines n’ont que 10 ou 11 ans sont dans des situations familiales très complexes et requièrent une prise en charge spécialisée », a dit Ruben Perez Correa.
Pour leur part, les habitants se plaignent de problèmes d’insécurité et d’hygiène liés aux migrants sans abri qui errent dans les rues, accusant le gouvernement de négliger l’enclave d Ceuta.
L’Union européenne quant à elle, encourage le retour de tous les migrants arrivés illégalement dans l’enclave espagnole.
Quelque 72 000 migrants ont franchi la frontière lors d’un afflux sans précédent et meurtrier vers ce territoire espagnol en Afrique du Nord, les 30 et 31 juillet dernier. Depuis, 70 000 d’entre eux sont retournés au Maroc, selon les chiffres du gouvernement espagnol, rappelle-ton.
Mais ceux qui sont restés notamment des enfants non accompagnés qui ne peuvent être expulsés sommairement peinent à accéder à la nourriture, à l’eau, à un abri, à des installations sanitaires, et les capacités d’accueil de cette ville sont débordées.
De nombreux migrants ont passé les trois dernières semaines à dormir dans les rues ou sur la plage, les ONG avertissant que les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables.
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