Cuba: le président refuse de démissionner sous la pression des Etats-Unis

Kinshasa, 10 avril 2026 (ACP).- Le président cubain Miguel Diaz-Canel a exprimé son refus de démissionner sous la pression des États-Unis, appelant au dialogue avec le gouvernement de Donald Trump, ont rapporté vendredi les médias internationaux.

«Je ne démissionnerai pas sous la pression américaine (…) Nous sommes un État libre et souverain. Nous jouissons d’autodétermination et sommes indépendants, nous ne sommes pas soumis aux intentions des États-Unis», a déclaré Miguel Diaz-Canel, président cubain.

«Le gouvernement américain qui a mis en œuvre cette politique hostile à l’égard de Cuba, n’a pas le droit moral de demander quoi que ce soit de Cuba», a-t-il ajouté dans sa première interview à une chaîne américaine.

Selon les sources, les relations entre les États-Unis et Cuba ont connu récemment un regain de tensions.

Le président américain, Donald TrumP , avait empêché les exportations de pétrole vers Cuba depuis la capture par les forces américaines du dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro, principal allié régional de La Havane, aujourd’hui détenu aux États-Unis.

Il avait également menacé de représailles les pays qui expédient du brut vers l’île. Le blocus pétrolier a aggravé la crise énergétique à Cuba, qui subit des coupures de courant récurrentes.

Une «résistance indestructible»

Donald Trump multiplie les déclarations offensives contre le Cuba et ses dirigeants allant jusqu’à affirmer qu’il «aura l’honneur de prendre Cuba», sans préciser ses propos. Pour sa part, Miguel Diaz-Canel avait promis en réponse une «résistance indestructible» face aux menaces.

En outre, le secrétaire d’État américain Marco Rubio, dont les parents sont d’origine cubaine, avait par ailleurs démenti un article du New York Times selon lequel des responsables américains avaient exhorté Cuba à destituer le président.

«La Havane souhaite engager le dialogue et discuter de tous les sujets sans condition, sans exiger de changement de la part de notre système politique, tout comme nous n’exigeons pas de changement de la part du système américain, à propos duquel nous avons nombre de doutes», a indiqué le dirigeant cubain.

De son coté, Josefina Vidal, vice-ministre cubaine des Affaires étrangères avait déclaré que le dialogue en cours entre Cuba et les États-Unis est encore à un stade «très préliminaire», insistant cependant sur l’importance de ce dialogue pour surmonter les tensions entre les deux pays.

ACP/ODM

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