Kinshasa, 22 juillet 2026 (ACP).-Le Président libanais a posé mercredi trois conditions essentielles pour un éventuel désarmement du Hezbollah, à commencer par la fin de l’occupation israélienne des zones du sud du Liban, ont rapporté les médias internationaux.
« Le Hezbollah peut être désarmé si nous sommes honnêtes quant à ce que cela exige réellement : la fin de l’occupation, la prise de contrôle total par l’armée et un programme de reconstruction géré exclusivement par l’État », a déclaré Joseph Aoun, président libanais.
«Ce groupe armé n’est pas une force mercenaire étrangère, mais il est composé de citoyens libanais qui, au fil de quatre décennies, ont été façonnés par un investissement idéologique, social et militaire pour former un groupe armé non étatique opérant hors du contrôle du gouvernement», a-t-il ajouté lors d’un dîner organisé par l’ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Mouawad.
Selon lui, cette réalité ne rend pas l’objectif moins urgent, mais elle rend la méthode d’autant plus importante.
Citant des exemples tirés d’autres conflits, notamment les Forces armées révolutionnaires de Colombie et l’Armée républicaine irlandaise en Irlande du Nord, Aoun a indiqué que la voie à suivre était claire : « le désarmement, la démobilisation et la réintégration ».
Il a également précisé que le processus commençait par l’élimination de la cause profonde longtemps invoquée par le Hezbollah pour justifier son existence : l’occupation par Israël du territoire libanais.
« Il se poursuit par la prise en charge par l’armée libanaise du contrôle opérationnel total et exclusif, ce qui nécessite un soutien immédiat et inconditionnel à l’armée libanaise en tant que seul défenseur légitime du pays », a précisé le président libanais.
« Le processus s’achève par la réinsertion, grâce à un programme de reconstruction géré exclusivement par l’État libanais et associé à de réelles opportunités économiques, afin que les armes ne soient plus la seule option », a-t-il renchéri.
Pour rappel, le 26 juin dernier, le Liban et Israël avaient signé un accord-cadre prévoyant un retrait progressif d’Israël de l’ensemble du territoire libanais occupé, mais celui-ci ne comporte pas de calendrier de retrait. Il subordonne plutôt l’achèvement du processus à la prise en charge par l’armée libanaise de l’entière responsabilité de la sécurité dans les zones évacuées par les forces israéliennes et au désarmement des groupes armés, y compris le Hezbollah. ACP/

