Kinshasa, 18 octobre 2026 (ACP/IRNA).-Le Premier ministre israélien a affirmé dimanche que son pays maintiendrait sa présence dans la zone de sécurité au sud du Liban tant que le Hezbollah n’aurait pas été désarmé, disant «ne pas faire confiance» au gouvernement libanais pour mener cette tâche à bien, selon les médias internationaux.
« Les forces israéliennes se maintiendront dans la zone de sécurité au sud du Liban par nécessité de protéger les habitants du nord d’Israël, tant que le Hezbollah n’aurait pas été désarmé. Nous ne faisons pas confiance au gouvernement libanais pour exécuter cette tâche », a déclaré Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien
« Israël continuera d’agir contre le mouvement chiite et finirait par l’éliminer », a-t-il ajouté.
Benjamin Netanyahou a indiqué que la zone de sécurité avait changé la situation dans le nord d’Israël, en empêchant, selon lui, une possible incursion du Hezbollah. Il a décrit cette zone comme un espace débarrassé des infrastructures terroristes, affirmant qu’une grande partie des villages de la région constituaient auparavant des bastions de la milice.
Le Premier ministre israélien a également assuré que son pays continuerait de frapper le Hezbollah autant que nécessaire. Il a reconnu que le mouvement avait été affaibli, tout en affirmant que la menace demeurait, notamment en raison des drones.
Il a rappelé que le Hezbollah disposait, selon lui, de 150.000 missiles et roquettes dirigés contre Israël et a évoqué les craintes d’un bilan humain élevé et de destructions dans les villes israéliennes. Il a affirmé avoir choisi l’action militaire, contrairement à Gadi Eisenkot, qu’il accuse d’avoir privilégié un accord avec Hassan Nasrallah.
Netanyahu défend sa stratégie et attaque ses adversaires politiques
Par ailleurs, Benjamin Netanyahou a défendu sa gestion du conflit avec le Hezbollah et critiqué plusieurs figures de l’opposition, notamment Gadi Eisenkot, Naftali Bennett et l’ancien Premier ministre Yaïr Lapid, qui se présentent comme des alternatives à son leadership à l’approche des élections législatives israéliennes de 2026.
Il a accusé Eisenkot de s’être opposé à sa stratégie contre le Hezbollah et reproché à Bennett et Lapid de n’avoir pas suffisamment agi face aux menaces sécuritaires lorsqu’ils étaient au pouvoir.
En outre, Netanyahou a également affirmé que l’Iran et plusieurs autres acteurs régionaux chercheraient à peser sur les prochaines élections israéliennes afin de provoquer sa défaite.
ACP/

