Kinshasa, 13 avril 2026 (ACP).- La présidente de la Commission européenne a qualifié lundi de « primordial » le rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran en représailles aux attaques américano – israéliennes sur la république islamique, ont rapporté les médias internationaux.
« Le rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz est d’une importance primordiale. La fermeture en cours du détroit d’Ormuz est extrêmement préjudiciable », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
« Tout accord devra répondre aux préoccupations soulevées par le programme nucléaire et de missiles balistiques de l’Iran, ainsi que par ses actions entravant la navigation dans le détroit d’Ormuz », a – t – elle ajouté.
Par ailleurs, elle a dit qu’il ne pourrait y avoir de stabilité au Moyen-Orient tant que le Liban continuerait d’être bombardé par Israël, appelant au respect de la souveraineté de ce pays et à la « cessation complète des hostilités ».
« Le Royaume-Uni ne soutient pas le blocus naval américain du détroit d’Ormuz » (Keir Starmer)
En outre, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a indiqué lundi que le Royaume – Uni ne soutient pas le blocus américain des ports iraniens par l’armée des Etats – Unis d’Amérique, annoncé la veille par Donald Trump.
« Nous ne soutenons pas le blocus. Nous avons été clairs sur le fait que nous n’allions pas nous laisser entraîner dans cette guerre », a – t – il dit.
Elections législatives en Hongrie : l’UE appelle à passer à la majorité qualifiée en politique étrangère
Par ailleurs, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé lundi à saisir l’opportunité de la défaite électorale de Viktor Orbán en Hongrie pour avancer vers une procédure de vote à la majorité qualifiée en politique étrangère au niveau de l’Union européenne.
« Nous devons tirer les enseignements au sein de l’Union européenne, par exemple en passant à la majorité qualifiée en politique étrangère. C’est un moyen important pour éviter des blocages systématiques, tels que nous les avons vus par le passé. Nous devons saisir ce moment pour avancer à ce sujet », a exhorté la cheffe de l’exécutif européen.
Battu dimanche dernier dans les urnes après 16 années d’un pouvoir qui a transformé la Hongrie en une « autocratie électorale », selon la qualification du Parlement européen, Viktor Orbán, proche de Vladimir Poutine et soutenu par Donald Trump, a souvent utilisé son droit de veto pour ralentir ou bloquer d’importants dossiers européens en politique étrangère, où la procédure de vote à 27 requiert l’unanimité.
ACP/JF

