Dialogue de Manama: « le Liban ne permettra plus que son territoire serve de base » (Chef de la diplomatie libanaise) 

Kinshasa, 31 octobre 2026 (ACP).- Le ministre libanais des Affaires étrangères a affirmé samedi que « le Liban n’acceptera plus que son territoire soit utilisé comme une plateforme pour menacer la sécurité de ses frères arabes ou comme une ligne de défense avancée au service des intérêts d’autres pays (…) », a déclaré Joe Raggi, ministre libanais des Affaires étrangères.

« Le Liban n’acceptera plus que son territoire soit utilisé comme base pour menacer la sécurité de ses frères arabes. La politique étrangère se décide à Beyrouth et la sécurité nationale relève exclusivement de l’État », a déclaré Joe Raggi, ministre libanais des Affaires étrangères.

« Le Liban avait longtemps subi les conséquences dévastatrices de l’instrumentalisation de ces organisations armées au profit d’intérêts étrangers, de même que la confiscation de sa décision nationale au service d’agendas régionaux étrangers aux intérêts des Libanais », a-t-il ajouté.

M. Raggi a insisté sur « l’importance stratégique de l’unité des fronts », en cas d’attaque américaine.

Joe Raggi a observé, dans ce cadre, qu’aucun pays n’a le droit de réaliser ses ambitions régionales par l’intermédiaire d’organisations armées opérant en dehors de l’autorité des États et de leurs institutions légitimes. 

Poussées par les États-Unis et Israël, les autorités libanaises se sont engagées à désarmer le Hezbollah, mais le parti-milice chiite refuse de remettre son arsenal et laisse planer le doute sur ses intentions en cas d’attaque américaine contre l’Iran.

Le ministre Raggi a également souligné que les décisions visant à placer les armes exclusivement sous l’autorité de l’État et à interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah « ne sont pas de simples positions politiques ou des déclarations d’intention ». 

Il a toutefois estimé que « le rétablissement de la pleine souveraineté libanaise exige le retrait israélien des territoires libanais occupés et la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Joe Raggi a enfin insisté sur « la solidité des liens avec les pays du Golfe », malgré les tensions qui ont marqué les relations en raison des politiques ayant subordonné les intérêts du Liban à des considérations régionales.

La 22ᵉ édition du sommet du « Dialogue de Manama », organisé par l’Institut international d’études stratégiques (IISS), se tient du 30 octobre au 1ᵉʳ novembre 2026, avec la participation de délégations d’une cinquantaine de pays, d’une quarantaine de personnalités de haut rang et de représentants d’une dizaine d’organisations internationales, rappelle-t-on.

ACP/

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