Diesel russe : la Première ministre italienne juge « très risqué » l’accord du Président américain

Kinshasa, 14 octobre 2026 (ACP).- La Première ministre italienne a jugé mercredi « très risquée », la décision du président américain Donald Trump de permettre à la Russie de fournir du diesel aux marchés mondiaux pour faire baisser les prix des carburants, ont informé les médias internationaux.

« Par conséquent, l’issue de cette décision est incertaine, tandis que les risques sont clairs : une légitimation de Moscou », a déclaré Giorgia Meloni, Première ministre italienne.

La cheffe du gouvernement italien a estimé que la hausse des prix des carburants est principalement liée à la guerre en Iran, plutôt qu’à celle en Ukraine.

Elle a également mis en garde contre « des revenus supplémentaires pour financer sa guerre et un affaiblissement du levier des sanctions occidentales ».

En effet, Donald Trump a annoncé la semaine dernière que Moscou fournirait du diesel aux marchés mondiaux et que son administration a également levé temporairement les sanctions américaines sur les carburants russes. 

Le président américain a, par ailleurs, appelé la Russie et l’Ukraine à ne pas frapper leurs infrastructures énergétiques respectives.

Selon Giorgia Meloni, cette décision pourrait envoyer des signaux « contradictoires », alors que les pays occidentaux, dont les États-Unis, cherchent à pousser le président russe Vladimir Poutine à négocier la fin de la guerre en Ukraine, qui se poursuit depuis 2022.

Une voix européenne unifiée dans les négociations

Toutefois, la dirigeante italienne a appelé l’Union européenne à jouer un rôle plus affirmé dans les efforts de paix, en désignant un représentant faisant autorité et doté d’un mandat des 27 États membres.

« Nous devons veiller à ce que l’Europe ne reste pas les bras croisés », a-t-elle insisté.

Elle a critiqué la possibilité que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni mènent des initiatives diplomatiques dans le cadre du format dit « E3 », sans mandat collectif de l’Union européenne, estimant que ces démarches devraient être conduites au nom de l’ensemble des États membres.

ACP/

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