Kinshasa, 15 avril 2026 (ACP).- Le directeur exécutif du Fonds mondial a indiqué dans un communiqué que son organisation de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme collabore avec les États-Unis d’Amérique sur un projet de financement d’un traitement contre le VIH, a écrit les médias internationaux.
« Cet engagement renforcé, en partenariat avec les États-Unis, témoigne à la fois du potentiel de cette initiative et de l’urgence du moment », a déclaré Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial.
« Un million de personnes supplémentaires devraient pouvoir bénéficier de ce traitement lancé dans plusieurs pays d’Afrique », ont ajouté les sources.
Par ailleurs, la diplomatie américaine avait annoncé mardi dernier le financement, par un partenariat public-privé avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de doses d’un traitement préventif très prometteur contre le VIH.
Ce nouvel accord conclu avec le laboratoire américain Gilead Sciences porte ainsi à « trois millions » le nombre de personnes, à travers différents pays pauvres, qui recevront via cette démarche le traitement « d’ici 2028 », a détaillé un communiqué américain.
Un traitement prometteur
Le traitement concerné est connu sous le nom de lenacapavir ou Yeztugo. C’est un traitement coûteux composé de deux injections annuelles et permet de réduire de 99,9% les risques de transmission du VIH. Des initiatives ont vu le jour pour proposer des versions génériques à bas prix ou encore acheter des doses, comme le font les États-Unis et le Fonds mondial. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme compte neuf pays africains ayant commencé depuis 2025 à recevoir des doses : l’Eswatini, la Zambie, le Kenya, le Lesotho, le Mozambique, le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, et le Zimbabwe. L’organisation espère étendre ces livraisons à douze autres pays dont le Bénin, Haïti, l’Indonésie, le Maroc ou encore la Thaïlande.
ACP/UKB

