Finul : Aoun plaide pour le maintien d’une force internationale au Liban

Kinshasa, 17 aout 2026 (ACP).- Le président libanais a plaidé lundi pour le maintien d’une présence militaire internationale dans le sud du Liban après l’expiration du mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul), prévue le 31 décembre 2026, ont rapporté les médias internationaux

«Notre première option est de prolonger le mandat de la Finul, avec bien entendu une présence militaire internationale dans le sud du Liban», a déclaré Joseph Aoun, président libanais

Il a apporté son soutien à une initiative parlementaire réclamant la prolongation de la mission des Nations unies.

«Si cette solution échoue, Beyrouth souhaite mettre en place un nouveau dispositif permettant à des forces internationales de rester déployées dans le Sud aux côtés de l’armée libanaise, dans un cadre juridique défini et en coordination avec elle», a-t-il poursuivit

Pour lui,  l’objectif affiché est de préserver la stabilité et de renforcer l’autorité de l’État libanais.

Il sied de noter que cette position se heurte toutefois à l’opposition d’Israël et des États-Unis. Washington estime, comme Jérusalem, que la Finul n’a pas suffisamment empêché le réarmement du Hezbollah. Sous pression américaine, le Conseil de sécurité de l’ONU avait décidé en août 2025 de mettre fin au mandat de la force à la fin de cette année.

La question est désormais directement liée aux discussions entre Israël et le Liban. Les deux pays doivent notamment s’entendre sur la composition d’un comité international chargé de vérifier la démilitarisation complète des zones pilotes prévues dans le cadre soutenu par Washington.

Pour sa part, Aoun estime que, le départ de la Finul ne doit donc pas signifier la disparition de tout mécanisme international.

«Beyrouth cherche au contraire à préserver un tiers garant sur le terrain, capable d’accompagner l’armée libanaise et de superviser les nouveaux arrangements sécuritaires dans le Sud», a-t-il précisé 

Le président libanais privilégie une prolongation de la mission de l’ONU ou, à défaut, la mise en place d’un autre mécanisme international aux côtés de l’armée libanaise pour préserver la stabilité. ACP/

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