Frappes de drones iraniennes : « le Chypre n’envisage pas une opération militaire » (Président chypriote)

Nikos Christodoulides, président Chypriote

Kinshasa, 02 Mars 2O26 (ACP).- Le Président chypriote a annoncé lundi que son pays n’envisage pas de prendre part à quelque opération militaire que ce soit après le crash à minuit d’un drone iranien sur une base britannique, au moment où la région est particulièrement confrontée à une instabilité géopolitique, ont rapporté les médias internationaux. 

« Nous nous trouvons dans une région de particulière instabilité géopolitique, confrontée à de nombreux défis et problèmes, qui traverse une crise sans précédent. Notre patrie ne participe en aucune façon et n’a pas l’intention de prendre part à quelque opération militaire que ce soit », a déclaré Nikos Christodoulides, président Chypriote.

De son côté, le ministère de la défense britannique a rassuré qu’une réponse militaire a été apportée à cette frappe de drone présumée sur sa base Air Force à Akrotiri, à Chypre du sud, sans faire état de victimes à ce stade.

De l’autre, le ministre grec de la défense a affirmé que son pays apporterait toute contribution possible à la défense de l’administration grecque de Chypre du Sud pendant toute la durée de la crise. 

« À la suite des attaques injustifiées contre le territoire chypriote, j’ai assuré à Palmas que la Grèce apporterait toute contribution possible à la défense de l’Administration grecque de Chypre du Sud pendant toute la durée de la crise », a déclaré Nikos Dendias.

« La Grèce dépêchera également deux avions de chasse F-16 afin de renforcer la protection de l’île face aux menaces potentielles », a-t-il ajouté.

La commission de l’Union européenne a indiqué demeurer aux côtés de 27 pays membres de l’organisation face à toute menace, bien que le Chypre n’ait pas été visé par cette raid. 

« Bien que la République de Chypre n’ait pas été visée, je veux être claire, nous sommes collectivement, fermement et sans équivoque aux côtés de nos Etats membres face à toute menace », a écrit Ursula Von der Leyen, présidente de la commission. 

Par ailleurs, le premier ministre britannique avait précisé dernièrement que Londres ne participerait pas à des actions offensives en Iran, malgré l’autorisation accordée aux États-Unis d’utiliser ses bases militaires pour frapper des sites de missiles du régime iranien. 

La base d’Akrotiri située dans le territoire britannique d’outre-mer depuis l’indépendance de Chypre en 1960, est la plus grande de la Royal Air Force hors du Royaume-Uni, comprenant notamment des églises, des écoles et un centre médical.

ACP/C.L.

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