Géocide : l’église orthodoxe appelle l’humanité à rejeter toute illusion face à la destruction humaine 

Kinshasa, 31 août 2O26 (ACP).- Le chef spirituel suprême de l’église orthodoxe a appelé lundi l’humanité à rejeter toute illusion selon laquelle la planète terre puisse supporter les fardeaux et la destruction causés par l’activité humaine, à l’occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, ont écrit les medias internationaux.

« L’humanité doit rejeter définitivement l’illusion selon laquelle la planète terre puisse supporter éternellement les fardeaux et la destruction causés par l’activité humaine pour que la nature ait le pouvoir de se régénérer », a déclaré Bartholomée Ier, chef spirituel suprême de l’église orthodoxe.  

« L’éthique de la responsabilité en matière de protection de l’environnement doit s’exprimer aux niveaux mondial, national, local et personnel », a-t-il ajouté

Selon lui, le développement de la responsabilité écologique constitue un impératif pour l’humanité, confrontée à la plus grande menace de son histoire.

« Nous réaffirmons que le développement de la responsabilité écologique est un impératif catégorique pour l’humanité, qui fait face à la plus grande menace de son histoire », a dit Bartholomée Ier.

Par ailleurs, le patriarche œcuménique a déploré la création d’une altération néfaste et une conduite destructrice éloignant l’humanité de la source de vie, au point que la crise écologique contemporaine est d’ordre multidimensionnel de la liberté humaine, de la religion, de la philosophie, de l’éthique et de la culture. 

« La crise écologique contemporaine est une crise multidimensionnelle de la liberté humaine, de notre religion et de notre philosophie, de notre éthique et de notre culture, qui engendre une altération néfaste, une conduite destructrice, nous séparant et nous éloignant de la Source de Vie », a réprimandé Bartholomée Ier.

Par ailleurs, l’archevêque de Constantinople a alerté sur un « géocide » dont l’être humain est responsable, ignorant toute mesure et toute limite au nom de desseins géopolitiques et d’intérêts économiques, du consumérisme et de la satisfaction de besoins insatiables, en raison d’une perversion de l’expérience et des valeurs intérieures. 

« Les péchés de la modernité continuent de créer de nouvelles divisions et fractures entre l’humanité et la nature. Les conséquences de la prédominance mondiale du désir de manipuler, d’instrumentaliser et d’exploiter la nature seront tragiques pour la vie sur notre planète », a prévenu le patriarche œcuménique Bartholomée Ier, curé grec d’Istanbul.

ACP/

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