Kinshasa, 19janvier2026 (ACP).- Le Premier ministre britannique a affirmé lundi qu’une guerre commerciale, dont le président américain Donald Trump menace les Européens pour obtenir le territoire du Groenland, est une « erreur totale et dans l’intérêt de personne », ont rapporté les médias internationaux.
« Les alliances durent parce qu’elles sont construites sur le respect et le partenariat, pas sur la pression. C’est pour cela que je dis qu’utiliser les droits de douane contre des alliés est une erreur totale », a déclaré Keir Starmer, premier ministre britannique. « Je suis déterminé à travailler avec nos alliés en Europe, avec les États-Unis et à maintenir le dialogue. Nous travaillons étroitement avec les États-Unis, et nous ne devons pas perdre de vue que c’est dans notre intérêt national de le faire. Mais nous devons défendre nos valeurs », a-t-il ajouté. Selon les sources, plusieurs pays de l’Union européenne ont évoqué la préparation de « contre-mesures » face à la menace de Donald Trump d’ajouter 10 % de droits de douane supplémentaires sur les importations de huit pays européens, dont le Royaume-Uni.
L’UE met en garde contre l’imposition de nouveaux droits de douane
Par ailleurs, le commissaire européen a mis en garde contre l’imposition de nouveaux droits de douane aux pays s’opposant à une annexion du Groenland par les États-Unis, précisant que l’Union européenne dispose des « outils » pour dissuader Donald Trump.
« Le Groenland ne sera jamais américain. Il faut que le chantage cesse et je pense que l’administration américaine fait une erreur importante, c’est de tester les Européens sur deux principes fondamentaux de la construction européenne qui sont l’autodétermination des peuples et la souveraineté territoriale des Etats membres de l’Union européenne », a dit Stéphane Séjourné, commissaire européen. « Si nous n’affirmons pas cela, c’est la course et je ne sais pas où s’arrêtera ce désir de puissance et d’annexion du Groenland. Face à ce cas d’école de coercition, nous avons les outils à notre disposition et on doit s’en servir si nécessaire et si ces droits de douane étaient confirmés », a-t-il renchéri.
De son côté, le Premier ministre groenlandais a assuré que les menaces de surtaxes douanières « agitées » par Donald Trump ne changent pas la position du Groenland, soucieux de son droit à l’autodétermination face aux visées américaines. « Les récentes déclarations des États-Unis, y compris les menaces de droits de douane, ne changent rien à cette ligne. Nous ne nous laisserons pas mettre sous pression », a indiqué Jens-Frederik Nielsen, premier ministre.
Il s’est également félicité du soutien de pays étrangers, vu non pas comme une ingérence, mais comme une reconnaissance claire du fait que le Groenland est une société démocratique, avec le droit de prendre seul ses propres décisions. Pour sa part, le ministre allemand de l’Economie a indiqué que les Européens préparent des contre-mesures pour répondre au « chantage » du président américain Donald Trump, évoquant le gel de l’accord douanier américano-européen ou encore l’entrée en vigueur de taxes sur des produits américains importés.
« Nous ne céderons pas au chantage. L’Europe donnera une réponse claire et unanime. Nous préparons actuellement des contre-mesures concertées », a dit Lars Klingbeil, ministre allemand de l’Economie. Pour rappel, le président américain a annoncé vouloir imposer jusqu’à 25 % de droits de douane à plusieurs pays européens, tant que le territoire danois n’a pas été cédé aux États-Unis.
ACP/C.L.

