Guerre au Moyen-Orient : « le Royaume-Uni ne cédera pas pour s’engager dans le conflit » (Premier ministre)

Kinshasa, 15 avril 2026 (ACP).- Le premier ministre du Royaume – Uni a indiqué mercredi que son pays ne « céderait pas » aux pressions américaines pour entraîner les britanniques dans la guerre contre l’Iran, malgré les menaces de Donald Trump de remettre en cause l’accord commercial entre les deux pays, ont informé les médias internationaux.

« Nous n’allons pas nous laisser entraîner dans cette guerre. Ce n’est pas notre guerre et de fortes pressions ont été exercées sur moi pour que je prenne une autre voie », a déclaré Keir Starmer, premier ministre du Royaume – Uni.

« Je ne vais pas changer d’avis. Je ne céderai pas », a-t-il insisté.

De son côté, le président des Etats – Unis d’Amérique, Donald Trump, a menacé de revenir sur l’accord commercial conclu l’an passé avec le Royaume-Uni pour limiter l’impact des droits de douane américains, regrettant le manque de soutien britannique depuis le début de la guerre.

« Nous leur avons accordé un bon accord commercial, meilleur que ce que j’étais obligé de faire, et cela peut toujours être changé », a-t-il dit.

« Quand nous leur avons demandé de l’aide, ils n’étaient pas là, quand nous avions besoin d’eux, ils n’étaient pas là […] Et ils ne sont toujours pas là », a- t- il ajouté.

L’accord conclu l’an passé a permis de plafonner à 10 % les droits de douane américains sur la plupart des produits manufacturés britanniques, le niveau le plus bas accordés à un pays tiers.

Cet avantage s’est cependant estompé depuis que la Cour suprême a invalidé une partie des surtaxes américaines, poussant Washington à instaurer un droit de douane temporaire de 10 % sur la quasi-totalité de ses importations – en attendant un nouveau régime tarifaire d’ici juillet.

Par ailleurs, la ministre des Finances Rachel Reeves, qui a rencontré le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent mercredi à Washington, a dénoncé mardi dernier la « folie » américaine de s’engager dans une guerre « sans plan de sortie clair ».

Le premier ministre Starmer a lui affirmé lundi dernier que Donald Trump avait eu tort de menacer de détruire la civilisation iranienne, tandis que son ministre de la Santé a critiqué dimanche dernier un langage « incendiaire, provocateur et scandaleux ».

Il a lui souligné que les liens entre les deux pays étaient « bien plus forts » que « les responsables appelés, à un moment ou à un autre, à exercer telle ou telle fonction ».

ACP/UKB

Fil d'actualités

Sur le même sujet