Guerre au Moyen-Orient: l’Iran veut taxer les câbles sous-marins dans le détroit d’Ormuz

Kinshasa, 18 mai 2026 (ACP).- Le porte-parole militaire iranien Ebrahim Zolfaghari a indiqué lundi que son pays veut désormais faire payer les géants du numérique pour l’usage des câbles sous-marins qui qui passent sous le détroit d’Ormuz, ont rapporté les medias internationaux.

« Nous imposerons des frais sur les câbles Internet pour l’usage des câbles sous-marins qui l’Europe, l’Asie et le Golfe», a déclaré Ebrahim Zolfaghari.

Téhéran veut facturer l’utilisation de ces câbles aux plus grandes entreprises technologiques, tandis que des médias liés à l’État ont suggéré que le trafic pourrait être perturbé si les entreprises refusent de payer.

Ces câbles sont décrits comme l’une des artères cachées de l’économie mondiale, car ils transportent d’importants flux de données Internet et financières entre l’Europe, l’Asie et le Golfe persique.

De strictes sanctions américaines leur interdisent d’effectuer des paiements envers Téhéran. Résultat, ces entreprises peuvent considérer les déclarations iraniennes comme un moyen de faire pression plutôt que comme une véritable politique.

Malgré cela, des médias affiliés à l’État ont émis des menaces voilées de dommages aux câbles, qui pourraient affecter une partie des milliers de milliards de dollars de données transmises dans le monde et perturber la connectivité Internet, explique CNN.

« Imposer un coût élevé à l’économie mondiale »

Les câbles sous-marins forment la colonne vertébrale de la connectivité mondiale, rappelle la chaîne d’information, en transportant l’immense majorité du trafic Internet et des données, qu’il s’agisse de systèmes bancaires, de communications militaires, d’infrastructures d’intelligence artificielle en nuage ou encore de télétravail, de jeux en ligne et de streaming.

Dina Esfandiary, responsable Moyen-Orient chez Bloomberg Economics, estime que ces menaces s’inscrivent dans une stratégie visant à démontrer la capacité de l’Iran à peser sur le détroit d’Ormuz et à assurer la survie du régime. L’objectif est « d’imposer un coût tellement élevé à l’économie mondiale que plus personne n’osera attaquer l’Iran », alors que les craintes d’une reprise du conflit grandissent après le retour du président américain Donald Trump de Chine.

ACP/C.L.

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